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Céline Baillod (ancienne nageuse) - « En restant en Suisse, j'ai fait un choix. Je ne le regrette pa

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09 juin 2014

Si elle était partie à l'étranger pour s'entraîner, Céline Baillod aurait réalisé une autre carrière, sans doute différente ; peut-être. Elle nageait pour le Renens-Natation « Le groupe était jeune», puis elle est partie à Lausanne, dans l'optique de se qualifier pour les JO d'Athènes de 2008, trouvant dans la capitale un encadrement (entraîneur) beaucoup plus présent. «  Comme je n'étais pas persuadée de pouvoir me qualifier, dit-elle, je n'ai pas voulu lâcher mon boulot. Mais je savais que pour avoir une chance de progresser, il fallait se rendre à l'étranger, pour y tenter une expérience; aller aux Etats-Unis, par exemple. »

Ici, les infrastructures manquent ou ne sont pas adaptées. Céline Baillod n'a pas non plus participé aux JO de Pékin alors qu'elle en avait le potentiel, parce qu'en Suisse, il n'y a qu'en été qu'on peut s'entraîner en grand bassin. « J'ai fait un choix, mais je suis fière de ce que j'ai réalisé. Même si avec le recul, j'aurais dû partir, je ne regrette rien. »

Céline Baillod est au bénéfice d'un passeport suisse et français. « Français par ma maman.» En 2005, elle aurait pu partir en France pour s'y entraîner et grandir encore, on en est sûr. «J'aurais touché un salaire, bénéficié d'un appartement et d'un staff médical. » Elle préféra rester en Suisse. Autre choix. « Il faut avoir le cran de partir. On ne sait pas si ça va marcher ou pas ; surtout quand on sait que ce n'est pas avec la natation qu'on va gagner de l'argent.» Elle parle aussi de la peur de l'inconnu. « Et puis, avoue-t-elle alors, toujours très souriante, je n'aime pas la défaite. Je ne voulais pas chatouiller mon estime. » 

A 15 ans, Céline Baillod fut à deux doigts de quitter la natation pour le volleyball. « Mon entraîneur d'alors, François Wilhelm, m'avait dit : Céline, tu es bonne en volley mais moins qu'en natation. A-t-il eu raison ? » Nul ne le saura jamais. « J'étais timide, je parlais peu, le sport m'a permis de m'ouvrir, d'avoir une vie sociale.» Ses bons résultats, intervenus rapidement, l'ont motivée. La natation est un sport dur, exigeant, avec vue sur le ciel ou sur les catelles. C'est aussi partir d'un point pour y revenir, mécanique redoutable et redoutée, sans évasion. « Tellement que quand on est à fond là-dedans, on ne se rend même plus compte qu'il y a des virages et qu'on en prend. » Au-delà des résultats, de ses performances, forcément bonnes pour son être et son bien-être, Céline Baillod a toujours eu besoin d'être valorisée. « Qu'on me le dise. » Autre forme d'encouragement, nécessaire pour un quotidien sain, pour vivre dans ce sport nécessitant des heures et des heures d'entraînement par semaine ; à côté du travail ou des études. Sa carrière de nageuse a pris fin en 2008. Elle a duré 13 ans.

Après avoir fréquenté le gymnase de Beaulieu, Céline Baillod a suivi la haute école de physiothérapie. Aujourd'hui, elle est physiothérapeute, chez Jacques Troillet, à Martigny. « Ce métier me permet de rester dans le milieu du sport. Je ne me voyais pas enfermée dans un bureau. » Elle a toujours choisi de travailler dans un cabinet de physiothérapie. « Pour bénéficier d'un horaire flexible », souligne-t-elle. « Nageuse, je travaillais à 60-65%, le reste du temps, je m'entraînais à raison de 20 heures par semaine. »

Céline Baillod est née le 24 avril 1982 à Lausanne

Ancienne nageuse, spécialiste du 200 m 4 nages (en petit et grand bassin).

Une vingtaine de titres de championne de Suisse (en 4 nages ; et en  brasse et crawl, plus particulièrement).

Elle est toujours recordwoman de Suisse du 100 m 4 nages en petit bassin en 1'01''79 en combinaison.

9 e aux championnats d'Europe d'Anvers en 2006.

Vice-championne de France sur 50 m brasse. Céline Baillod nagea avec (ou pour) les clubs de St-Didier et de Chalon-sur-Saône.

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