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Patrick Koller, ancien basketteur

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23 juin 2015

« Sans le basket, je ne serai pas en Suisse »

C'était le jour de la St-Patrick (17 mars) et d'un rendez-vous avec Patrick Koller, ancien grand basketteur ; aujourd'hui, et depuis mai 2011, Directeur de la communication à la Fédération Internationale de Basketball (FIBA), dont le siège est à Mies, commune du district de Nyon.

«J'ignore si le chemin qui m'a conduit-là était naturel, ce qui est sûr, c'est que je ne peux pas imaginer ni penser avoir un meilleur job », avoue-t-il aussi radieux que le soleil du jour, sur la  terrasse de cette superbe bâtisse, pensée par Rudolf Lüscher, auteur aussi du Stade de Suisse. « Cette Fédération est à taille humaine, le bâtiment est en forme de main et à l'intérieur, tout  respire le basket. » L'espace d'exposition est sublime et ludique, avec des pièces de collections   rares, exceptionnelles. Il est ouvert au public et une journée portes ouvertes est prévue le 18 juin.

C'est une amie qui lui dit un jour : « Patrick, j'ai vu une annonce, la FIBA cherche une personne spécialisée dans la communication. J'ai pensé à toi.» Sympa ! Patrick Koller postule, il fait partie d'une centaine de candidats. Une sélection s'opère. « J'ai eu quatre entretiens. » Il reste deux candidats, aux profils opposés. Le premier connaît bien le monde des fédérations. « Moi, avoue   Patrick Koller, je n'y connaissais rien.» Il a été choisi « Une chance et un privilège. » Son parcours sportif a pesé dans la balance. Pour un club et/ou une fédération ,il est important de pouvoir travailler avec des hommes de terrain. Un atout souvent déterminant, comme le fait de   parler plusieurs langues, ressource essentielle dans le monde de la communication. Le fait que Patrick Koller ait ouvert une agence de communication et de relations publiques a eu aussi une influence à l'heure du choix. Outre le français, il parle l'anglais, l'allemand, l'italien, le slovaque. «Je me débrouille en espagnol. Sa pratique me manque encore un peu.» Le slovaque ? « Mes parents sont d'origine slovaque. Je suis né à Fribourg. Quand j'ai eu 1 mois,  on est retourné à Bratislava (alors en Tchécoslovaquie). Nous sommes revenus en Suisse, en été 1973. Mes parents ont fui le régime. Tout ce qu'on possédait se trouvait dans la voiture. C'est ce qu'on m'a raconté bien après.»

Son papa a été un joueur de basket. « Il a joué et entraîné Fribourg Olympic. » Plus tard, il a créé une équipe pour son fils et ses copains à Villars basket. «J'y ai joué durant 10 ans. A mes côtés, il y avait un certain Harold Mrazek (ancien grand joueur qui a évolué, notamment, à Fribourg et à Villeurbanne). A Villars poursuit-il, j'ai joué dans toutes les catégories. Oui, sans le basket, je ne serais pas en Suisse.»

Dans le grand livre du destin, il était écrit quelque part que la FIBA l'attendait.  

Patrick Koller et l'éclectisme

Basketteur, Patrick Koller n'a jamais été pro. « J'ai toujours étudié ou travaillé. » A l'UNI de Fribourg, il a fait des études en sciences économiques et sociales. Il a travaillé pour Radio-Fribourg. Il a tenu une rubrique dans le quotidien « La Liberté ». Le monde des médias l'intéresse, la communication le passionne. Le travail était une nécessité intellectuelle et culturelle. «A Lugano, raconte-t-il, il y avait 12 joueurs. Le seul qui n'était pas professionnel, c'était moi. Dans mon contrat, il était mentionné que je voulais travailler. J'occupais un poste à la Banca del Gottardo. »

Patrick Koller et le destin

Avec FR Olympic (2001 à 2005), son club de cœur, Patrick Koller a disputé 4 finales de championnat en tant qu'entraîneur. « Je n'en ai  gagné aucune.» Symphonie inachevée. Avec Bâle, il remporte la Coupe de Suisse et la finale se joue à la Salle Sainte-Croix à Fribourg. « La dernière disputée là-bas. C'était écrit… »

Le destin ? Patrick Koller y croit. Un peu, beaucoup mais pas passionnément. «Oui mais j'aime bien voir où je vais, savoir ce qui va (ou pourrait) se passer. En fait, je n'aime pas subir. Au basket, j'étais un gagneur, un compétiteur. J'ai toujours tout donné, je n'ai jamais triché et j'ai tout connu (titres, joies et déceptions.) J'ai du mal avec les regrets. Le destin, c'est nous qui le dictons, qui le choisissons. J'ai la naïveté de penser que si on fait des efforts, on est forcément récompensés.»

Dans son métier, Patrick Koller est heureux. L'homme est le même que lorsqu'il était sur un terrain de jeu : un leader de talent qui agit, qui aime les défis et les fait avancer «Ici, à la FIBA les réflexions sont permanentes, il se passe toujours quelque chose. C'est une fédération qui vit et réalise de nombreux projets.» Le citoyen de Gland  «Mes plaques de voiture sont vaudoises (!!)» a acquis une belle et grande sérénité et pas seulement parce qu'il est en paix avec sa conscience.

Palmarès

Patrick Koller est né le 11 mai 1972 à Fribourg.

Ancien basketteur, meneur de jeu.

A joué à Fribourg Olympic (1992 à 1999), à Lugano (1999-2001), retour à Fribourg (2001 à 2004, les deux premières saisons comme entraîneur-joueur, puis entraîneur uniquement), puis à Neuchâtel et à Bâle (2005-2006).

A remporté la Coupe de Suisse avec Bâle, comme entraîneur (2009-2010), ainsi qu'avec  Fribourg Olympic (1998) et avec Lugano (2001), en tant que joueur.

Deux doublés Coupe- championnat avec Fribourg (1997, 1998, 1999) et un avec Lugano (2001).

A entraîné Fribourg (2001 à 2005) et Bâle (2009-2010).

International suisse de 1995 à 2002. A disputé des matches de Coupes d'Europe (avec Fribourg et Lugano).

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