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Pascal Rousseau, ancien footballeur

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19 juillet 2016

Pascal Rousseau : «Le 11 septembre, il y aura un Suisse-France…»

Il a son bureau à La Tour-de-Trême, chez SwissLife, où il est chef de vente depuis 2004. Pour Pascal Rousseau, l'avenir commence ici et cette belle devise peut s'appliquer partout. Elle est universelle. L'ancien gardien, spectaculaire et pas que dans ses tenues fut notamment champion de France avec l'OM (Marseille), grand club d'une ville protégée par la Bonne-Mère, qui vit et respire passionnément pour lui, en 1990. «Le président était Bernard Tapie. C'est quelqu'un de bien», dit Pascal Rousseau, sur la petite terrasse du Café des Ormeaux. «Tu sais pourquoi il t'engage, c'est parce qu'il a besoin de toi, souligne-t-il. Tu sais aussi qu'après, il n'aura plus besoin de toi. Les choses sont claires. C'est un seigneur. Respect.» Il situe l'OM passion, en peu de mots. «Le joueur qui signe à Marseille ne s'imagine pas ce que cela veut dire, ce que c'est.»  Et d'ajouter une vérité propre à la vie, droit au but, et qui devrait être le mode de fonctionnement de tout un chacun : «Tu ne craches pas sur ce qui te fait manger. Si tu n'es pas d'accord, il faut rester élégant. C'est une question d'éducation.»

Pascal Rousseau a un surnom : La Rousse. «En deux mots, pour ne pas avoir de problème avec le dico.» La Rousse ? «Pourquoi La Rousse ? Je l'ignore, encore aujourd'hui, ça reste un mystère, je ne sais pas qui a lancé ça.» Le dimanche 11 septembre prochain, dans le cadre de la 32 e édition du tournoi Dousse-Morel qui se déroulera au terrain de football d'Epagny, sis au pied du Château de Gruyère, Pascal Rousseau, 54 ans, y fêtera son jubilé : le jubilé La-Rousse ; et ça le fait sourire. «Il y aura un brunch gigantesque, des animations et un match Suisse-France. Des stars seront là (Coupet, Warmuz, Leboeuf, Wiltord, Charbonnier, Dall'Oglio, pour ne citer qu'eux. La liste est loin d'être complète). Pour les contacts et activer mon réseau, j'ai été obligé de me mettre sur Twitter.» Dans l'Hexagone, il n'a joué ni à l'Est ni dans le Sud-Ouest. «J'ai vécu de ma passion, Quel bol j'ai eu ! Bosseur et mentalement fort, je me suis amusé. J'aurais pu faire mieux, mais j'aurais pu faire pire. Où je me situais ? Légèrement supérieur à la moyenne.»

Après sa longue et très belle carrière en France - il y a accompli presque un tour -, Pascal Rousseau a évolué en Suisse romande. «J'ai habité 5 ans à Genève et depuis 2002, je vis en Gruyère et je finirai en Gruyère. C'est le paradis.» Pourquoi la Suisse ? «Par amour. J'ai 5 enfants, j'ai eu deux dames.»

Pascal Rousseau et sa ligne de vêtements

A son époque, et bien sûr avant, les gardiens portaient des tenues «Qui ne ressemblaient à rien.» Enfant, il a été élevé pour être ordré et bien habillé. Alors, Pascal Rousseau eut une idée, tellement bonne qu'elle allait faire son chemin. Elle vint alors qu'il jouait avec Laval. «On m'avait filé un maillot à faire vomir.»

Un de ses copains fabriquait des vêtements. «Je voulais le short et le maillot coordonnés», raconte Pascal Rousseau. «J'ai fait des dessins que je lui ai transmis. Il m'a proposé une trentaine de tenues différentes. On les avait déclinées dans toutes les couleurs. Je souhaitais une ligne de vêtements que pour moi.» Sa modestie dût-elle en souffrir, question mode d'habillement des gardiens, il est un précurseur.

Au départ, il n'était pas prévu de commercialiser cette ligne de vêtements pour gardien. «A Laval, c'était devenu un jeu dans le programme des matches. La question ? Quel sera la couleur de mon maillot ? Ça faisait marrer les gens. Des gamins me demandaient où on pouvait acheter des maillots. De fil en aiguille, on en a vendu chez Intersport.» Par la suite, Pascal Olmeta a imité Pascal Rousseau. Histoire entre Pascal. «A-t-on donné des idées aux grandes marques ? Je n'en sais rien, reste qu'elles ont décidé de poursuivre l'aventure. De la développer. C'est un gros business.» Une chose est sûre : «J'ai été le premier à porter ce genre de maillots à manches longues et à manches courtes. Comme cela a plu, il y a eu une réflexion et ça a marché.»  

Il avait une société. «Je l'ai revendue.» Pas nostalgique ni aigri pour un sou, Pascal Rousseau ajoute : «Je suis content de voir aujourd'hui des gardiens bien habillés.»

Pascal Rousseau et la chanson

Depuis l'âge de 15 ans, Pascal Rousseau «fait» de la musique. «J'ai fait du bal, tu joues de tout». Il joue de la guitare. «Je suis de la génération rock, de Téléphone, des Rolling Stones.» En 2008, il a eu la douleur de perdre sa sœur. «Les gens font leur deuil de différente manière, son décès m'a inspiré, en 15 jours, j'ai pondu 20 chansons, d'un jet et sans retoucher une ligne. Je suis un type structuré qui aime les choses en ordre.»

Un groupe de musiciens s'est construit. «Dilone», il s'appelait, anagramme d'Odile – avec un n en plus -, qui était le prénom de sa sœur. Un album a été enregistré «Changer d'air», qui parle aussi d'un fait divers glauque survenu à une jeune fille à Bulle. «Ma réflexion ? A quoi cette jeune fille a-t-elle bien pu penser dans ces moment-là, si tragiques ?» La chanson dont je suis le plus fier ? «Non, c'est moi », une phrase que me disait ma fille quand je lui proposais de l'aider, de faire ci ou ça… »

Enregistrer un album, ça coûte. «J'ai créé des flyers pour demander aux gens de nous aider, il y a eu aussi des bons de souscription de frs 20.- avec la promesse faite au donateur de mentionner son nom sur l'album. En peu de temps, on a récolté frs 8000.-, à coup de frs 20.- SwissLife m'a aussi aidé, ainsi qu'un certain nombre de personnes. Il y a eu aussi une subvention de la Commune. On a enregistré 11 des 20 chansons écrites.» Et depuis ? «Plus rien, l'inspiration s'étant arrêtée, je n'écris plus, parce que ça ne sort plus.»

Pascal Rousseau est un autodidacte dans la musique. «Je donne une ligne musicale et c'est tout.» Quel était l'objectif ? «Que cet album repose sur la table de ma cuisine. Mais on a donné quelques concerts.» Le 11 septembre, le groupe baptisé «La Rousse Band» se produira. «Je ne peux pas jouer sans Mathias Pauli, professeur de musique, qui m'a demandé un jour de refaire l'album, mais un peu mieux. J'ai 54 ans, j'ai mûri, je ne suis plus dans l'émotionnel mais dans le rationnel, lui ai-je dit.» A Epagny, ce groupe jouera notamment «Non, c'est moi !» Un doux, savoureux et émouvant rappel, quand sa fille lui disait «Papa, laisse-moi tranquille, tu es un has been, tu ne comprends rien. » C'était aussi le bon temps.

Palmarès

Pascal Rousseau est né le 4 mars 1962 à Paris.

Footballeur, gardien de but.

A été stagiaire pro à 17 ans.

A joué au Paris FC (1979-1982), à Valenciennes (1982-1984), au Matra Racing (1984-1986), à Lille (1986-1987), à Laval (1987-1989), à Marseille (1989-1990), à Reims (1990-1991), à Rennes (1991-1995), à Créteil (1995-1996), à Endoume (1996-1997), à Erevan (Arménie, 1997-1998), à Etoile-Carouge (1998-2001), à Yverdon (2001).

A disputé quelques matches de Coupe d'Europe.

A été international français, sauf en équipe A «J'ai deux sélections mais elles ne sont pas officielles.» (matches amicaux).

A été champion de France avec Marseille (l'OM) en 1990.

A été champion de France de D2 avec le RC Paris (Matra) en 1986.

Vainqueur de la Coupe nationale cadets avec le Paris FC en 1978.

En France, a disputé plus de 500 matches (D1 et D2).

Champion d'Arménie avec Erevan en 1997.

Depuis 2008, est entraîneur des gardiens au FC Haute-Gruyère.

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