Jean-François Henry, ancien footballeur et inventeur | Coopération
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Jean-François Henry, ancien footballeur et inventeur

26 décembre 2017

Jean-François Henry: après le Foot-Tennis, le Soccer Rebond. Au début des années 2000, Jean-François Henry a inventé le foot-tennis, entendez par là la mise à disposition du filet et des deux poteaux auxquels il est relié pour que cette activité puisse se dérouler. Elle permet de travailler la technique. Le succès de cette création a connu un boum extraordinaire. "Mes premières livraisons datent de 17 ans et ça dure encore." Il a touché les grands clubs du continent, de nombreuses équipes nationales (la France et l'Espagne, la Suisse, le Danemark, le Togo) pour ne parler que d'elles. L'UEFA et la FIFA se sont aussi manifestées et des grands joueurs, Zidane et Thierry Henry (entre autres) lui ont fait savoir tout le bien qu'ils pensaient du matériel. Des classeurs, soigneusement tenus, contiennent un grand nombre de lettres de remerciements et de photos signées. Une reconnaissance et un trésor de vie sans prix pour Jean-François Henry. Le coût d'un "Football-Tennis"? "Frs 380.-,  c'est toujours le même. Depuis 17 ans, il n'a pas augmenté. Oui, je suis sympa."

Il y a deux ou trois ans, le Veveysan a remis ça en créant le "Soccer Rebond", œuvre qui est née aussi dans son garage. Il s'agit d'un petit but muni d'un filet tendu avec un élastique, qu'on peut incliner avec une béquille (photo, avec Griezmann sur la droite). Cet accessoire doit permettre au joueur d'améliorer le contrôle d'un ballon au sol ou aérien, de trouver, de travailler des mises en situation avec une ou deux touches de balle. Entre autres. "J'ai adapté le "Soccer Rebond" pour les terrains synthétiques", souligne-t-il en gras.

Il n'a pas encore approché les clubs ni les fédérations. "Mais ça viendra", promet-il. Comme pour le précédent jeu, Jean-François Henry va se mettre en mouvements logiquement très bientôt, la Coupe du monde en Russie approchant. "Même si j'ai beaucoup bossé dans la pub, je ne suis pas forcément un bon vendeur." Quel est le coût d'un "Soccer Rebond"? "Frs 300.- pour un terrain en herbe et frs 390.-, pour un synthétique. C'est plus cher car il y a une structure en plus." Précision utile: le matériau est Suisse.

En 2018, Jean-François Henry fêtera la 15e saison des "StagesFootSoccer", (ancien camp Calcio, du nom des montres), dont il est le patron. Ce camp est reconnu, qui accueille un grand nombre de jeunes (350 à 400). Un camp supplémentaire dans un paysage qui en compte beaucoup. "Beaucoup trop, relève-t-il, dans la mesure où il existe un pourcentage d'organisations qui pensent trop business, qui font miroiter des choses aux enfants, des promesses non tenues."

Alors, qu'est-ce qui vous différencie des autres? "C'est la proximité que j'ai avec les enfants dont je connais rapidement les prénoms. Je suis tout le temps sur le terrain. C'est moi qui concocte le contenu des entraînements, que je transmets ensuite aux entraîneurs. Je discute avec les parents et ça, c'est aussi très important."

La philosophie des "StagesFootSoccer"? "C'est du ballon, du ballon, du ballon. C'est les années Garbani (un leg, un hommage). Et le travail devant la cage. Il faut donner de la confiance aux enfants, pour qu'ils soient bons et joyeux." Jean-François Henry, stopper intransigeant, qui a séduit Servette par ses qualités -n'a-t-il pas évolué aux Charmilles et remporté deux titres avec le club grenat? - transmet aussi son savoir aux jeunes. Son vécu. "Aujourd'hui, ajoute-t-il, fier, j'ai des entraîneurs-assistants qui ont suivi à l'époque les stages. C'est dire s'ils les ont aimés."

A propos de Servette il dit: "Je suis venu perdre à Vevey, ça a été la honte. Ce n'est pas un bon souvenir." C'est sans doute le plus mauvais de sa carrière.

Jean-François Henry, un cancre qui a réussi

A l'école, Jean-François Henry était un cancre, avec lui, les profs n'ont pas eu la vie facile. "J'avais le foot dans la tête et rien que ça", dit-il, souriant, dans un tea-room à Chexbres. "Peut-être n'ai-je pas su capter leurs messages." Il ajoute, une lueur dans le regard. "En fait, une seule personne me subjuguait, c'était ma prof de dessin. Elle était très belle." L'avez-vous revue depuis? "Oui, dans la rue, il m'arrive de la croiser, souvent de loin, elle est toujours magnifique."

Plus tard, Jean-François Henry a effectué un apprentissage de mécanicien sur moto. "Comme j'étais toujours un cancre, j'ai été viré." Quand il jouait à Vevey,  il a connu 2 Paul: Rinsoz, Président du club et patron de la maison Rinsoz & Ormond. Et Garbani, entraîneur de l'équipe, un mythe de la profession. "Avec M. Paul, je me suis entendu merveilleusement bien. C'est un grand Monsieur. C'était un grand entraîneur. Avec le Président, en revanche, le courant n'est jamais véritablement passé. Il a fait attention à moi, m'a regardé que lorsque j'ai commencé à bien jouer, à prendre de la valeur sur le terrain." Vevey était une belle équipe qui battait tous les grands en Copet. "J'ai vécu une période extraordinaire. Dans l'équipe, il y avait notamment Gavillet et Débonnaire, De Siebenthal et Matthey. On était forts, une vraie équipe. Les théories de Garbani? "Pour la faire, il prenait souvent des capsules de crème et des sachets de sucre. Nous avions des mises au vert au Mont-Pélerin. Qu'est-ce qu'on se marrait. Et on gagnait."

Dans le monde du foot, il a été un "vrai" professionnel, dès la période Servette. "C'est à partir de là que j'ai gagné ma vie, c'était le début des contrats à durée déterminée", précise-t-il. Beaucoup plus tard, Jean-François Henry a travaillé, durant 6 ans, chez Publicitas. Puis à la Revue automobile, à Berne (4 à 5 ans), en tant que responsable pour la publicité en Suisse-Romande. "Mon dernier job d'employé, souligne-t-il, je l'ai effectué à Radio-Chablais, toujours dans la pub. J'y suis resté trois ans, j'étais payé à la commission." Pas facile. Alors il a dit stop "À 44-45 ans." Une sorte de pré-retraite, réfléchie mais aussi délibérée. "Ça fait 14 ans que je travaille comme indépendant. Je gagne ma vie grâce à des activités toutes liées au football." Comme un bonheur est toujours suivi d'un autre, de près ou de loin, Jean-François Henry est aussi un grand-papa comblé.

Palmarès

Jean-François Henry est né le 24 septembre 1958 à Vevey.
Ancien défenseur (stopper).
A joué avec Vevey (1976-1983), Servette (1983-1985), Lausanne (1985-1988) et Martigny (1988-1989). Puis il a mis fin à sa carrière.
A été champion de Suisse de LNB avec Vevey (promotion en LNA).
A été champion de Suisse et a gagné la Coupe de Suisse avec Servette.
A entraîné: Vevey (1ère ligue), Châtel-St-Denis (2e ligue), Farvagny-Ogoz (2e ligue inter), Vevey (2e ligue inter), La Tour-Le-Pâquier (2e ligue inter).
A été durant 12 ans responsable des sélections cantonales (détection de talents). Il ne l'est plus depuis 2 ans.
Il est patron des StagesFootSoccer (15 ans d'existence en 2018), qui ont lieu sur les sites de St-Légier, de Vevey, Châtel-St-Denis et Farvagny. Ces stages sont réservés aux filles et aux garçons de 6 à 14 ans.
Il est au bénéfice du diplôme B UEFA avec mention particulière pour le Foot d'élite des juniors.
Il s'occupe aussi de l'école de foot à St-Légier (6, 7 et 8 ans), tous les mercredis après-midi.

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