Christoph Sauser, ancien champion de VTT | Coopération
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Christoph Sauser, ancien champion de VTT

17 septembre 2020

 

Il sera, Christoph Sauser, au Coffee Festival, qui se tiendra à Lausanne, les 26 et 27 septembre - avenue de Sévelin 52 -. Vous pourrez y déguster ses cafés, un nectar, qui proviennent de Colombie, du Kénya, d’Ethiopie et, depuis peu du Brésil (www.horizontecoffee.com et www.horizontecoffee.com/en/shop). «Les livraisons se font par bateaux, c’est moins cher et plus respectueux de l’environnement», dit-il. Dans son laboratoire à Leysin «Je suis ici depuis le mois d’août 2018, auparavant, c’était une boulangerie «La Parisienne», il torréfie le café «Avec du gaz naturel, c’est super cool.» La machine provient du Portugal. «Elle est de grande qualité.» Il est le patron «Je n’ai pas d’employés, mais des gens m’aident»; sur un vélo, il était aussi le boss, l’élégance toujours chevillée au corps et avec cette humilité propre aux grands champions. Les vrais. «Durant plus de 20 ans, j’ai fait plus ou moins moi-même les plans d’entraînement et ça a marché.»

Découverte en Colombie

C’est en Colombie lors d’une compétition de VTT, que Christoph Sauser, alors en pleine bourre, est tombé en amour pour le café. Sensible au développement durable il travaille seulement avec des coopératives au bénéfice de plantations  aux dimensions familiales. À cause du Covid-19, il n’a pas pu rendre visite aux 5 paysans avec lesquels il collabore. «D’habitude, précise-t-il, je me rends une fois par année en Colombie.» Là-bas, il a investi dans une maison qui lave le café. 

4 tonnes en 2021

À Leysin, Christoph Sauser travaille les grains de café - il y en a deux dans une sorte de cerise que l’on cueille-, il y en a des petits, des plus gros, les couleurs ne sont pas les mêmes. Il les sent, son nez s’apparente à celui de l’oenologue, ou du compositeur de parfum. Au moment de la torréfaction - chaque mission dure environ 14 minutes -, il suit son évolution, via un ordinateur qui lui indique tout. «En 2021, souligne-t-il, je vais torréfier 4 à 5 tonnes de café en tout. Pour ma troisième année, je suis satisfait.» 

La qualité des grains

Qu’est-ce qui différencie un bon café d’un autre, moins bon?
La qualité des grains, principalement. Un grain contient beaucoup d’acidité. La qualité, on l’a paye, c’est comme dans tout (Il sourit, prépare un bon café, et on le déguste). 

Pourquoi Horizonte?
Au départ, on a pensé à Coffee Sauser, que ça pouvait aider, et puis on a très vite choisi Coffee Horizonte. C’est plus universel et pour le merchandising, on a pensé que ce serait mieux. Comme ma femme est de Belo Horizonte, Horizonte est alors devenu une évidence. 

 

Bon pour la concentration

Tout au long de votre carrière de grand champion, le café, c’était pour vous...
...J’en buvais trois (entre autres), mais du fort: un avant le petit-déjeuner, un après et un autre à midi. Le café est bon pour le réveil musculaire et il agit sur la concentration. 

Pourquoi, à l’inverse d’autres grands champions de VTT - Egan Bernal, Cadel Evans, Mathieu van der Poel (son grand-père était feu Raymond Poulidor), par exemple - n’avez-vous pas fait aussi carrière sur la route?
La route a été un terrain d’entraînement, mais le VTT, avec ses parcours, ses tracés accidentés, m’a tout de suite plu et passionné. Le VTT, c’est le mental, l’endurance, des accélération, beaucoup de technique. Le VTT englobe plein 
de paramètres.

Et pourquoi pas la route?
À cette époque, le peloton était très tenté par le dopage. Si tu voulais gagner un grand Tour, tu devais passer par le dopage. La route, c’est du travail, l’état d’esprit est différent. Mais attention! Aujourd’hui, c’est presque clean. Quand un coureur porte une attaque en montagne, par exemple, elle dure 30 secondes et les autres reviennent sur lui, souvent. Avant pas et les écarts se comptaient par minutes.

Pourquoi le VTT et pas...
...J’ai choisi le VTT pour faire de la descente (Rire). Mais j’ai fait du foot, j’ai pratiqué le hockey sur roulettes, le ski, la gym. Au foot, je jouais en attaque, j’ai toujours aimé marquer des buts. 

Le boom des VTT

À quel âge avez-vous reçu votre premier vélo?
J’avais 13 ou 14 ans. C’était le début du grand boom des VTT. Ma première course? Je l’ai faite en 1991 - Grand Raid à Hérémence - et ma licence, je l’ai obtenue en 1993, année de mes débuts chez les juniors.

Il y a 20 ans, à Sydney, vous avez terminé 3e de l’épreuve cross-country. Que vous reste-t-il de ce moment magique?
Je me souviens de quelques séquences, de petits bouts de la course, pas de son entier. Si j’étais un des favoris pour une médaille? Oui, mais pas le favori. J’avais gagné une course Coupe du monde en 1999, c’est pour ça que j’avais ce statut. 

Un de vos points forts, c’était le mental...
...J’ai toujours été bien, à ce niveau-là. Je n’ai donc pas éprouvé le besoin de recourir à un préparateur mental. D’ailleurs, l’idée d’en prendre un ne m’a pas effleuré. Je ne voulais pas qu’il casse le système.

L’hymne suisse a souvent retenti en votre honneur. À quoi pensiez-vous à ce moment-là? 
Plein de choses se mélangeaient. Je pensais au Team, au staff, qui avaient aussi beaucoup travaillé. Au fait aussi qu’il était bien que je puisse (leur) donner quelque chose en retour, y compris aux fans et la famille. Si je pensais à moi, aux efforts accomplis et à tout ce genre de choses? Un peu mais sans plus. J’ai toujours été conscient que j’étais un privilégié, que j’avais une bonne vie et que je n’étais pas en survie.

Son corps, un allié

La pratique du VTT, c’est soumettre son corps à...
...Il a toujours été un allié, pas un ennemi. Oui, je suis tombé, mais jamais sans gravité, à part une clavicule cassée (une opération) et quelques côtes abîmées. Quand on est pro, le dos et les jambes sont habitués à travailler et ont besoin de se reposer encore et encore. On muscle (un peu) le tout et ça se passe pour le mieux.

Avant une course, aviez-vous un rituel?
Non, parce que ça ne marche pas à tous les coups. En revanche, je prenais un petit-déjeuner tout simple avant une course. C’était ma seule habitude. Je ne suis pas superstitieux. Après une course perdue, je voulais savoir pourquoi. Je l’analysais, je cherchais ma faiblesse, à l’entraînement, je faisais tout pour qu’elle ne se reproduise plus. Ça, c’était dur, mais ça a bien fonctionné. 

Si le sport n’existait pas, qu’auriez-vous fait de votre vie?
(Il sourit)- Le sport ne pouvait pas ne pas exister. Aujourd’hui? J’en fais tous les jours, avec mon vélo. Je pars à l’aventure et je découvre à chaque fois un endroit différent. Je suis avec ma famille pour de beaux voyages ensemble. Il est important de sentir la nature, de parler avec les gens. De partager aussi.

Une indépendance

Dans quel état d’esprit abordez-vous les journées?
En me réjouissant d’aller au travail. Je ne regarde jamais la montre même s’il m’arrive parfois d’en faire un peu trop. Je n’ai pas voulu ouvrir un magasin pour ne pas être soumis à un horaire. Je suis un indépendant. Si je dois m’absenter un moment pour une raison ou pour une autre, je mets un panneau. 

Palmarès

  • Christoph Sauser est né le 13 avril 1976 à Sigriswil (canton de Berne).
  • Ancien grand champion de VTT. Arrêt de la compétition en 2015.
  • La durée d’un cross-country aujourd’hui: 1h30’. Avant, 2h30. Le marathon peut durer entre 2h30 et 5-6 heures

VTT (cross-country)

  • Aux JO de Sydney en 2000, il termine 3e, médaillé de bronze.
  • Il est champion du monde en 2008. Il termine 2e aux Mondiaux de 2006 et 
  • de 2007. En 2001, il est 3e.
  • Coupe du monde: il remporte le classement général en 2004 et en 2005. De 1999 à 2012, il a à son actif de nombreux podiums.
  • Il est 6 fois champion de Suisse (en 1999, 2000, 2001, 2002, 2003 et 2006).

VTT (marathon)

  • Il est champion du monde en 2007, 2011 et 2013.
  • Il est 2e en 2008 et en 2015. Et 3e en 2009 et en 2014.
  • Il est 3 fois champion de Suisse (2006, 2012 et 2013). 
  • Championnat d’Europe
  • En 2006, il est 2e (cross-country). 
  • En 2007, il est champion d’Europe (cross-country et marathon).
  • En 2008, il est 2e (cross-country).
  • En 2013, il termine 2e (cross-country et marathon).
  • En 2014, il est champion d’Europe (cross-country et marathon).
     

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