Pascal Zetzmann, football, ancien gardien | Coopération
X

Recherches fréquentes

Pascal Zetzmann, football, ancien gardien

13 août 2020

 

Sur son bras droit, il y a un tatouage, qui montre une phrase en anglais qu’on traduit par: «Tu ne vis qu’une fois.» Pascal Zetzmann, 44 ans, n’oubliera pas les paroles dites par sa maman peu avant son décès. «J’avais 10 ans et elle en avait 36. Elle avait ajouté: «Profite de la vie.» Cet ancien portier, «Je suis resté un grand enfant» a assumé des responsabilités très tôt, compétiteur au grand cœur, qui ne sait pas ce que veut dire abdiquer. Il avoue, avec le sourire du bon vivant «Être brut de coffrage». Il a un demi-frère et deux sœurs de 5 et 10 ans plus jeunes. Que font-elles? «L’une d’elles travaille dans un magasin de sport à Pully et mon autre sœur est patronne du restaurant «L’unique» sis à la Roche, dans le canton de Fribourg. »

Un épicurien

Ça tombe bien: Pascal Zetzmann est un épicurien. «Je suis un passionné de cuisine. Papa étant représentant, donc souvent loin, j’ai du m’y mettre quand ma maman est partie.» Un rôle de «chef», une compétition avec lui-même et pour les autres, une épreuve, déjà, qui n’allait pas être isolée, qui allait forger, puis alimenter une philosophie de vie bien tranchée. «Sois on m’aime, soit on me déteste. Avec le temps, je me suis forgé une carapace. J’ai subi de graves blessures au foot mais j’ai toujours su rebondir. Ça vient de mon éducation. Et je déteste les gens qui ont du retard. C’est un manque de respect par rapport à l’autre personne. Bon, un retard peut s’expliquer mais quand on sait qu’on y échappera pas, il suffit d’envoyer un petit texto, non?»

PZ Consulting et Uneo

Vous avez travaillé environ 15 ans chez Generali (assurances) et en 2019, vous créé PZ Consulting, société qui soutien des activités de conseils dans le domaine de la gestion et développement d’entreprises, ainsi que le conseil et courtage en assurances pour des sociétés et des personnes physiques...
...Je travaille comme indépendant pour le groupe UNEO. Je n’ai donc qu’un seul interlocuteur. Je suis payé à la commission. UNEO est le partenaire des PME - secteur important et en développement constant- et des particuliers pour la gestion administrative et globale de leurs affaires. UNEO cherche une fiduciaire à racheter à Lausanne ou ailleurs dans le canton de Vaud. Si cela se concrétise, je serai le directeur de cette agence.

Prédispositions précoces

Comment êtes-vous arrivé dans le métier?
J’ai subi une grosse blessure en 1998. Étant à l’arrêt, je me suis dit qu’il fallait que je m’occupe. J’ai effectué un stage de 6 mois dans une banque (Raiffeisen) et 6 mois dans une assurance (Generali). Au terme de cette période, quelqu’un m’a dit: «Toi, le jour où tu arrêtes le football, je veux que tu viennes avec moi.» Cinq ans plus tard, muni de béquilles, j’ai croisé dans la rue et par hasard cette personne qui n’avait pas oublié ce qu’elle m’avait dit: «Envoie-moi un bon CV et on regarde la chose.» 

Salaire moins élevé...

Vous avez été engagé, mais financièrement...
...Chez Generali, durant 6 mois, j’ai touché un fixe de frs 4’500.-, par mois soit moins que ce que je gagnais au LS. Puis, à partir du 7e mois, frs 2’300.-, à cela il fallait ajouter les commissions. J’ai dû m’adapter, partir le matin avec un stylo et ma mallette, aligner les rendez-vous, environ 7-8 par jour, n’avais-je pas une famille à nourrir? Heureusement, mon épouse avait accepté d’augmenter son temps de travail. J’ai bossé fort, j’ai bien fait car 2 ans après, j’étais le meilleur jeune (rookie) suisse chez Generali. Je déteste perdre, je suis un compétiteur.

Aviez-vous reçu des offres d’autres clubs?
De Lucerne et d’Aarau. Mais j’ai décidé d’arrêter, de planter un clou dans le mur pour y suspendre mes godasses. 

Vous êtes au bénéfice d’une maturité?
Oui, économique. J’ai fréquenté durant ans la faculté des HEC mais je ne me suis pas présenté aux examens. Si j’ai des regrets? Non. 

Plonger oui, courir non

Pourquoi avoir choisi le rôle de gardien?
À Broc, en junior E, on nous a demandé un jour d’aller tous au but. «Toi, tu a l’air meilleur que les autres», m’avait-on dit. Plus tard, en junior D, j’ai joué en attaque et j’ai marqué 5 buts lors d’un match. Je me suis dit: «C’est trop facile, retourne au goal.» Cette tournure m’arrangeait bien. Je n’aimais pas courir. Et être gardien, c’est être responsable, je l’ai été très tôt et cette fonction ne m’a jamais quitté. Être responsable c’est assumer et j’essaie d’être cohérent. Étant gardien, je vivais quelque chose d’idéal: je ne dépendais que de moi-même.

Vous remettez-vous en cause quotidiennement?
(Du tac au tac). Non! J’avance en fonction de ce que je vis. Maintenant, je sais et il arrive qu’on soit toujours plus intelligent après. 

Y’a-t-il un sujet dont vous êtes fier?
Oh! Oui, ma fille. Et de mon futur fils!

Votre futur fils?
Oui, j’ai été papa à 22 ans. Je vais l’être à nouveau à 44 ans. J’aurais pu être grand-père avant d’être à nouveau papa.

Le hasard oui, le destin non

Pour vous, le connu est-il toujours rassurant?
Le connu m’ennuie. Je veux avoir une influence sur ma vie c’est pourquoi j’ai toujours préféré le hasard au destin. Je crois au hasard mais pas au destin. Si le destin est écrit, ça sert à rien de vivre. Je me rappelle d’un devoir de matu en philosophie. J’avais écrit une plaidoirie sur le hasard. J’ai eu un 6+, et j’ai presque convaincu mon prof.

Une prothèse en septembre

Combien d’opérations avez-vous subies durant votre carrière?
Onze au genou droit, six au genou gauche et une aux ischios. Sur ce total, il y en a eu 3 ou 4, après ma carrière. En septembre, je vais me faire opérer à la hanche gauche. On va me poser une prothèse. Il paraît qu’après, c’est le jour et la nuit. C’est le Dr Wettstein, à la Clinique de Genolier, qui va s’occuper de mon cas. Rassurez-vous, je suis bien assuré (rire).

En 2004, vous participez à l’élection de Mister Suisse-romande...
...C’est des potes à moi qui m’ont convaincu de m’inscrire suite à une plaisanterie. J’ai participé au casting, séance de maquillage, shooting, chorégraphie, etc. C’était vraiment cool, j’ai joué le jeu pour le fun. Ça a été une belle expérience.

Et vous avez terminé 2e...
...Oui, j’étais à la fois content et déçu. Le premier est qualifié d’office pour le concours de Mister Suisse. Étant papa, et en vertu du règlement, je n’aurais pas pu me présenter à ce concours, si j’avais gagné. Mais j’ai participé à une vingtaine de défilés, durant un an, j’ai été mannequin. Environ un an plus tard, à Lausanne, quelqu’un s’approche de moi, me demande si ça m’intéresserait de participer à «L’île de la Tentation» (émission TV). J’aurais été un tentateur. J’ai refusé; par rapport à ma fille, ce n’était pas possible.

Palmarès

  • Pascal Zetzmann est né le 7 janvier 1976. Il est originaire de Frauenfeld.
  • Footballeur, il a été formé au FC Broc et au FC Bulle.
  • À 17 ans, suite à un test, il est au LS. En 1993, il fait son apparition avec la 1ère équipe. L’entraîneur est Marc Duvillard.
  • Il a connu deux clubs en Ligue nationale: le LS et NE Xamax (une pige en 1999, à Neuchâtel, Florent Delay et Joël Corminboeuf étant blessés).
  • En mars 1998, première grosse blessure: rupture complète des ischio-jambiers avec nerfs partiellement arrachés (11 mois d’arrêt).
  • En avril 2000, la deuxième: déchirure des ligaments croisés du genou droit.
  • En 2002, il souffre d’une arthrose au genou droit.
  • Il met fin à sa carrière lors de la saison 2002-2003 (le 1er décembre 2002).
  • Durant 4 ans, il n’a pas remis les crampons. Mais en 2008, il a donné un coup de main au FC Gruyères « J’étais le 2e gardien » puis en 2009 au LUC, qui est le Lausanne Université Club. Il a même assuré la présidence de ce club durant quelques saisons.
  • En 2004, il participe à l’élection de Mister Suisse-romande. Il y termine 2e.
     

Vidéos

 

 

Retour au blog