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Valentin Wegmann, ancien basketteur

16 avril 2020

 

Il a servi Swissbasket, aujourd’hui il travaille chez Swiss Timing.
Dans son rétroviseur personnel, Valentin Wegmann, la quarantaine alerte et la bonne humeur toujours omniprésente, y voit une carrière de basketteur pleine de ressources. Immense compétiteur et travailleur, il ne dit pas qu’il est fier de ce qu’il accompli, mais parle plutôt de tranquillité, comme apaisé parce qu’il a tout donné, tout le temps. «Je venais de Zurich, soit de nul part par rapport à mon sport que j’ai découvert à Fribourg (qui est toujours La Mecque du basket en Suisse), avec deux entraînements par jour. Dans cette ville, j’y ai rencontré ma femme, nous avons 2 enfants, deux garçons de 10 et 8 ans.»

Un homme de projets

Rarement blessé, il avoue avoir connu deux saisons, les dernières, compliquées. «Pour compenser le déficit mental que je vivais, je me suis battu sur le parquet comme jamais.» Il a travaillé, ensuite et notamment, chez Swissbasket, durant 2 ans et demi. «ça a été une très belle expérience, une sorte d’apprentissage dans le management  et au niveau des responsabilités. Mon projet, c’était d’intégrer la ligue nationale à l’intérieur de Swissbasket. Aujourd’hui, elle est complètement absorbée.»

Depuis le mois de mars 2019, Valentin Wegmann travaille chez Swiss Timing, en tant que responsable de projets liés au sport, et plus particulièrement au basket. «C’est encore un chouette défi», dit-il. «J’avais le profil recherché. J’aime travailler en équipe. Si tu es seul, tu ne vas nulle part. J’aime réaliser des projets.» Grand compétiteur et pro, humble et travailleur sans problème, Valentin Wegmann est aussi loyal. 

Des expériences utiles

Swiss timing, c’est...
...Nos chronométrages. On est un outil pour les marques du Swatch Group (surtout Omega, Tissot et Longines). Notre job, c’est de présenter de nouvelles technologies. Nos clients? Des fédérations internationales de sport. On amène notre technologie aux Jeux Olympiques ou aux différents championnats du monde et la visibilité est représentée par les marques. Je ne fais pas l’opérationnel. Nous gérons les clients. Dans le sport, j’ai acquis une certaine expérience qui m’est utile dans mon job. (La société de chronométrage sportif et de traitement des données de Swatch Group, Swiss Timing, ne cesse de lancer de nouvelles technologies).

Un problème récurent

Aujourd’hui, quel regard portez-vous sur le basket helvétique?
La qualité du basket européen a perdu de sa qualité. Ici on suit le mouvement. On avait, à l’époque, des étrangers de grande qualité et davantage de gens qui s’identifiaient au maillot. On ne retrouve plus ça. Question de mentalité et s’il ne  faut pas être nostalgique, ça reste un problème récurent: les joueurs arrivent et ils partent. Il n’y a plus d’identification avec le public. Cette valeur (il y en a des autres) est en train de disparaître. Au foot, c’est pareil.

Il existe aussi un problème au niveau des infrastructures, non?
Oui, dans leur globalité, les infrastructures sont une des clés majeures dans la perspective d’une professionnalisation à tous les niveaux. On n’est pas armé pour ça, on est un petit pays. Il faut aussi avoir des ressources et on n’a pas les moyens de se professionnaliser. De fidéliser le public avec les ingrédients pour se faire (spectacles, animations etc). Les clubs font avec leurs moyens. Nous tournons en rond, le système restant très fragile. Quand jouais, il y avait un peu d’argent. Au lieu de le consacrer aux infrastructures, on l’a mis sur les joueurs. 

Le sourire toujours

Entraîner une équipe de basket vous aurait-il tenté?
En 2008, j’ai effectué une formation de coach. L’été, je donne un coup de main au camp Charlie McCormick-Jon Ferguson, à Zofingue (le Wilson Swiss Allstar Basketball Camp), qui est un des plus grands en Europe. J’ai voulu garder ça. 

Quelle est votre ligne de conduite? A-t-elle évolué avec le temps? 
Je suis quelqu’un de positif, qui regarde en avant. Dans le basket, dans ma vie privée et professionnelle, j’essaie de transmettre ce que je ressens, ma passion - elles sont diverses - aux autres (famille, collègue, etc). Si on arrive au bureau le matin avec le sourire, c’est gagné, c’est qu’on est heureux et content. 

À qui ressemblez-vous?
À ma maman. Je suis chanceux, j’ai la santé, mais il faut rester humble. J’ai lu un bouquin: «Les 52 raisons d’être heureux dans la vie.» Cela m’intéressait et pour cause. Je suis très ouvert, respectueux, à l’écoute. Chez chaque personne, on peut prendre des choses pour soi-même; ça permet d’avancer. 

Enfant, rêviez-vous de devenir...
...Mes parents sont des grands-modèles pour moi. Je ne rêvais pas d’un métier. À un moment donné, je leur ai dit: je veux jouer au basket. C’est tout. Et c’est ce qui est arrivé.

Palmarès

  • Valentin WEGMANN est né le 2 mai 1979 à Zurich.
  • Ancien basketteur. Il portait le numéro 9. «Michael Jordan portait le 9 aux JO de Barcelone en 1992 avec la Dream Team. C’est mon idole. »
  • Il est au bénéfice d’un Bachelor en économie et technologie et d’un diplôme en management de sport. 
  • Il a été international suisse (plus de 90 sélections, de 2001 à 2010). Valentin Wegmann en a été le capitaine de 2008 à 2010.
  • À 17 ans, il a joué à Wetzikon (LNB). Auparavant, il a été champion de Suisse des espoirs avec ce club. 
  • De 1999 à 2004, il a évolué avec FR Olympic, puis avec le BBC Monthey de 2004 à 2008. Retour à FR Olympic, saison 2008-2009, la seule saison où Valentin Wegmann a été pro dans son sport.
  • Ensuite, il a joué avec Starwings Bâle (2009-2010). Puis, au printemps 2013, il a effectué une pige au BBC Monthey.
  • En 2005, il est champion de Suisse avec Monthey puis il remporte la Coupe de Suisse en 2006 avec le club bas-valaisan.
  • En 2009, il gagne la Coupe de la Ligue avec FR Olympic et en 2010 la Coupe de Suisse avec Starwings Bâle. 
  • L’été passé à Helsinki, il participe aux mondiaux des plus de 40 ans -3 équipes de Suisse présentes-, terminant 6e meilleur scorer de sa catégorie. « Je suis allé 10 jours en Finlande avec ma famille, c’était génial. »

 

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