Jean-Philippe Karlen, ancien footballeur | Coopération
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Jean-Philippe Karlen, ancien footballeur

06 mai 2021

 

En 2009, Jean-Philippe Karlen, 48 ans, a créé une société, GestSports sàrl, (inscrite au Registre du commerce), gestion sportive à 360 degrés et active depuis peu. «Les statuts ont changés, ils ont évolué. C’est mon frère Franck-Olivier, avocat, qui s’est chargé de ce travail.»

Ancien footballeur de haut niveau, Jean-Philippe Karlen a aussi entraîné ou assisté des coaches. «Cette passion, précise-t-il avec un sourire entendu je la mets entre parenthèses.» Il n’a connu que des ascensions ou promotions. Joueur, il a vécu des moments intenses, il s’est nourri d’expériences, enrichi avec elles, côtoyé des joueurs et des entraîneurs à la philosophie variable et aux variations énigmatiques, parfois. Il a gardé des contacts avec la plupart d’entres eux et partage ses connaissances avec les leurs, échanges avisés à l’heure des conseils et des points de vue.

Le dernier Vaudois...

Responsable chez Uniman SA de la division «bâtiment technique» depuis de nombreuses années, Jean-Philippe Karlen a le sport, le football chevillé à son corps...défendant, lui l’ancien défenseur central qui rappelle ceci: «Je suis le dernier vaudois à être champion de Suisse dans un club romand. C’était avec Servette, le 2 juin 1999. À Lausanne, nous avions battu le LS 5 à 2. Il avait plu toute la journée, elle avait cessé dans la soirée.» Une date qu’il n’a pas oublié. «Mon regret? Celui de n’avoir pas été champion de Suisse avec Lausanne en 1990-1991. On avait une belle équipe, Umberto Barberis en était l’entraîneur. Mon rêve, c’est qu’un jeune Vaudois le soit avec cette équipe. Ça voudra dire que je ne serais plus le dernier à l’avoir été. Tant pis mais surtout tant mieux», souligne-t-il, le sourire bon enfant et le regard ambitieux. 

Capacités et potentiel

Vous êtes agent de joueurs, néanmoins votre activité première n’est-elle pas orientée vers les jeunes joueurs, de les accompagner, de les conseiller?...
...Je m’occupe déjà de certains joueurs. J’ai envie de choisir les joueurs avec lesquels je souhaite collaborer. Ils doivent avoir des capacités, un potentiel et des valeurs humaines: l’écoute, le respect, l’éducation. Ils peuvent être encore scolarisés ou en formation. J’ai envie d’aider et d’accompagner ces jeunes-là, de les suivre de A à Z. Je veux être un référant à Lausanne, dans sa banlieue.  Je suis conscient que je démarre, un néophyte, qui va commettre des erreurs mais qui va tout entreprendre, m’appuyant sur un entourage compétent, très solide, pour essayer d’être le meilleur. L’agent doit être un grand frère, pas un marchand de rêves. 

C’est-à-dire?
Dans le conseil et l’accompagnement, il faut, à un moment donné, lui dire la vérité. Dans le football (comme partout) il y a beaucoup de prétendants mais peu d’élus. Il faut dire aux joueurs ce qu’on fait. Dans l’accompagnement, dit général, il est important de ne rien oublier. 

Réseau et connexions

Un agent doit posséder un réseau, des connexions...
...J’ai joué en LN (Ligue nationale), partout où je suis allé, j’ai laissé de bons souvenirs, j’ai toujours défendu l’équipe, le collectif et dans mon métier, c’est pareil. Je me suis fait beaucoup de relations et les gens savent que je ne suis pas le type qui compte ses heures, plutôt qui s’investit. Avec passablement de clubs j’ai des connexions rapides. Pour la Suisse mon réseau va très bien. Mais, je le redis, mon boulot c’est chez Uniman, à 100%, le football vient après. C’est un formidable appoint. Je ne suis pas un carriériste. Le week-end, je vais voir des matches ou j’en regarde à la TV. J’aime ma vie, elle est palpitante. Oui, j’ai une épouse formidable.

Des clubs vous ont-ils mandaté?
Non, mais si on me le demande, je donne des conseils sur tel ou tel joueur. Il faut l’avoir vu plusieurs fois pour être crédible. Lors de certains contacts, des dirigeants te font attendre. Je n’ai pas de moyen de pression, à l’intérieur de ma structure, je n’ai pas Mbappé ni Ronaldo (il sourit). On navigue à vue.

Connaissances et expériences

Le fait d’avoir été un joueur de haut niveau vous aide-t-il?
J’étais défenseur central. Je connais l’interprétation du poste, le placement qu’il faut avoir, le comportement à adopter. J’ai des connaissances. À partir de là, tu «sens» le joueur, s’il est bon ou pas. Le sentiment ou l’avis vient du cœur, après tu l’interprètes comme tu veux. À un moment donné, les joueurs s’appartiennent à eux-mêmes.

Qui vous entoure dans votre nouvelle démarche?
Carlos Varela, un ancien footballeur (43 ans, ex-Servette, Bâle, Young-Boys, NE Xamax, notamment) et Goran Bezina (41 ans), une légende du hockey sur glace). GestSport est là pour accompagner des joueurs pratiquants ces deux sports (pour l’instant?). Il est très important de s’entourer de personnes hyper compétentes possèdent un bagage de vie riche, qui ont un avis majuscule et qui savent de quoi ils parlent. Et puis, j’ai deux frères: l’un est avocat et l’autre médecin. Ils sont formidables et j’ai aussi cette chance-là. 

Dans votre accompagnent, il n’y a pas que le domaine sportif, transfert ou autre...
...Non, nos conseils et l’accompagnement portent sur le médical - recherche d’un médecin, d’un physio, d’un ostéopathe, etc-, l’aspect nutritionnel; en fait, tout ce qui touche à la vie de tous les jours, qui a des besoins. Pour se donner une grande chance de succès, un joueur doit être mentalement stable, garder les pieds sur terre.

Gagner, une exigence

Pour être agent de joueurs reconnus, il faut un diplôme, non?
Auparavant, il en fallait un, oui. Aujourd’hui, vous devez suivre des cours et prouver que vous consacrez le 50% de votre temps comme agent.

L’exigence a-t-elle toujours été une de vos qualités premières?
Non, je suis un peu bordélique. Je peux faire plus. Aujourd’hui, pour réussir, les détails comptent deux fois plus qu’avant (courte réflexion). Si gagner est une exigence, alors oui, une de mes qualités premières.

À part vous-même, qui aimeriez-vous être?
Je suis né avec une bonne étoile au-dessus de moi. Elle est toujours là et je la vois, qui me guide. Je suis un chanceux, je n’ai jamais manqué de rien, j’ai vécu dans l’insouciance. Mes parents sont toujours là, ils nous ont éduqué, la famille est unie, mon papa était Directeur de l’Ecole Pestalozzi. Le sport m’a apporté la culture du travail, de la gagne. Je suis un «guerrier» dans l’âme. Tout le monde est en bonne santé, ma fille à 20 ans et mon fils 23. Dans ma tête, je suis resté un gamin. Je n’ai aucune obsession. Oui, tout va bien.

Palmarès

  • Jean-Philippe Karlen est né le 26 septembre 1972 à Morges.
  • Ancien footballeur. Défenseur central. Son agent a été John Dario.
  • Avec le LS, chez les juniors, il a remporté plusieurs titres de champion de Suisse . Et celui des espoirs.
  • Il a joué avec Yverdon (1992 à 1994, en LNB, aujourd’hui Challenge League, puis en LNA, aujourd’hui Super League). Et une saison avec Kriens (LNB).
  • Il a évolué ensuite avec Servette (1995 à 1999). Il fut CHAMPION DE SUISSE au terme de la saison 1998-1999. Gérard Castella en était l’entraîneur. C’était le 2 juin 1999.
  • Retour au LS (1999-2002), puis Il joue avec Delémont (LNA). Autre retour, à Yverdon (12 matches joués) puis au LS en 2004 (en 2re ligue inter jusqu’en Challenge League).
  • En 2003, il joue en Chine avec Chongqing Dang Dai Lifan FC. L’aventure dure 4 mois (il joue, puis il est victime d’une blessure, mal soigné par un acupuncteur, salaires impayés, etc). À son retour, il dit: «J’aurais eu des regrets si je n’avais pas tenté cette expérience.» 
  • Avec le LS et Servette, il a perdu 2 finales de Coupe de Suisse. Avec  ces 2 équipe, Jean-Philippe Karlen a disputé une quinzaine de matches de Coupe d’Europe.
  • Il fut ensuite entraîneur-assistant au LS, puis à NE Xamax (avec Gérard Castella) de 2006 à 2008 (promotion en Super League).
  • Il a été entraîneur du FC Orbe (promotion en 2e ligue inter), plus tard à Azzuri Lausanne 90 (promotion en 2e ligue inter et promotion en 1ère ligue.)
  • Et une dernière promotion avec La Sarraz en 1ère ligue.
     

Vidéo

Dernière journée du Champ. de Suisse 1998-1999 Lausanne-Servette : 2-5 (2-3), ici:

 

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