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Olivier Parenteau, ancien arbitre de basket

18 février 2021

 

Olivier Parenteau, 42 ans, est un homme de goût. Il aime aussi les saveurs, celles de la vie, par exemple; ou qu’il découvre, déguste, à table, grande ou belle. «Une belle table ne veut pas forcément dire une grande table.» On y reviendra.

Son sport est le basket, depuis toujours. «Mon père a joué quand il avait 18 ans avec le SCM Mans (Sporting Club Moderne), devenu Le Mans Sarthe Basket, qui est resté un grand club français. Le basket, c’est dans les gênes », dit en souriant cet épicurien, qui a joué, qui fut arbitre côté français en championnat de France masculin dès 18 ans et, auparavant, pour s’imprégner de son atmosphère et comprendre le jeu, officiel de table dès 15 ans.

Plus de 1000 matches

Olivier Parenteau est arrivé en Suisse en 2002. Son papa est Français et sa maman, Suissesse. Il est binational mais l’intonation de sa voix, sans accent particulier, fleure bon l’Hexagone. C’est en Suisse-allemande qu’il a vécu et il va y retourner, plus précisément à Bâle, après avoir habité sur la Riviera. «J’ai été hyper bien accueilli en Suisse et à Bâle, par le corps arbitral. Un an et demi après mon arrivée, je sifflais en LNA. J’ai connu les matches avec deux arbitres, puis trois. À mon compteur, j’ai plus de 1000 rencontres. J’ai arrêté d’officier, il y a 10 ans maintenant.» Mais il n’a pas tourné le dos au milieu aimé. Pour le compte de Swiss basketball - la Fédération, pourquoi l’angliciser? -, il convoque les arbitres. «J’avais renoncé à ce travail pour des raisons professionnelles, je m’y suis remis il y a peu avec un très grand plaisir. Aujourd’hui, je convoque les arbitres pour la LNA masculine. Auparavant, je convoquais les directeurs de jeu pour tous les championnats: A, B, 1ère ligue et A féminine.»

Le basket est votre sport, y avez-vous tout de suite adhéré?
Étant jeune, mes parents voulaient que je fasse quelque chose. Le paternel venant du basket, il m’a forcé à en jouer, sans que je le veuille vraiment. Il a bien fait, il a eu raison. La passion de la sphère orange ayant eu, elle aussi, le dernier mot. 

Never stop learning

Il y a peu, avec deux de vos amis arbitres (Stephan Wirz, qui était arbitre de LNA également et Sébastien Clivaz, ce dernier est arbitre international, il dirige en Euroligue), vous avez créé Never Stop Learning...
...Effectivement, c’est tout récent. Depuis la fin mars, nous avons mis sur pied une plateforme où interviennent chaque semaine des personnages de premier plan dans leur domaine, tel que Richard Stokes (responsable des arbitres de l’Euroligue) ou des directeurs de jeu ayant arbitrés des finales majeures comme des championnats du monde, par exemple. Tout passionné de sport peut s’abonner et suivre ces interventions ayant lieu en direct, en français et en anglais, pouvant même participer en posant des questions. C’est déjà un grand succès et en tant que passionnés de sport et de formation, on est très contents de ce projet.

Vous verriez-vous président d’un club?
Mon père a été président d’un club de village en France, avec une équipe évoluant au plus haut niveau départemental. Alors oui, pourquoi pas? Diriger? Peut-être ai-je des facilités pour ça. 

Alors arbitre ici en Suisse, faisant partie du groupe élite, qu’avez-vous regretté? 
Je ne sais pas si on peut parler de regret mais je n’ai jamais arbitré la finale de la Coupe de Suisse masculine. À mon époque, elle était dirigée par les arbitres FIBA, ou ceux en passe de le devenir. Je n’en faisais pas partie. Mais dès mes débuts en Suisse, j’ai eu la chance d’arbitrer la finale dames de la Coupe de Suisse, à Fribourg. Dès la deuxième année, j’ai été désigné pour un match de LNA messieurs, c’était mon premier, à Fribourg, avec Philippe Leemann  (ancien grand directeur de jeu qui a arrêté en 2007, il a arbitré plusieurs championnats du monde et d’Europe, et aux JO d’Athènes en 2004). Un super souvenir pour moi, même si le convocateur de l’époque n’avait pas pris un grand risque en mettant le jeune que j’étais avec le « tôlier ». J’ai ensuite eu la chance d’arbitrer plusieurs fois toutes les finales de Coupe (de Suisse ou de la Ligue), ou de championnat de LNA (hommes et dames).

La cuisine, l'autre passion

On a parlé de goût, vous concernant. Votre autre passion est la gastronomie.
Oui, j’ai eu la chance de voyager sur les 5 continents et très souvent, les voyages se sont faits autour de tables sélectionnées, d’adresses renommées au niveau mondial ou triplement étoilée. Si je sais cuisiner? Oui, je me débrouille en cuisine. Comme je suis passionné, je fais attention à tout, à la qualité des produits, à travailler avec les produits locaux et de saison, etc. Les basiques, à mes yeux. 

Vous souvenez-vous d’un plat de votre enfance?
Le poulet au vinaigre, avec du riz. Ma maman aimait bien apprêter ce genre de plat. Dans le sport on vit des émotions. À table aussi avec un plat qui vous rappelle un souvenir, un moment de votre vie, avec une personne par exemple. 

Le dos au mur

Toujours à propos de goût, avez-vous celui de l’observation?
Oui, dans un restaurant par exemple, je me place toujours avec le dos au mur, pour voir la vie devant moi, la salle, le service, etc. J’aime aussi observer la nature, même si j’ai peu de temps à y consacrer.

Quel est le principal trait de votre caractère?
Je pense être quelqu’un de conséquent et de lisible. J’ai une ligne de conduite, sans avoir la prétention de dire que c’est la bonne. Je m’y tiens et je l’assume. Mes trois moteurs? La rigueur, le travail et le respect, qu’il faut gagner de la part de son entourage. 

Quelle est votre philosophie de vie?
Je travaille énormément, notamment pour mon entreprise Maklerzentrum Schweiz AG. Je suis très impliqué dans la formation ou je donne de nombreux cours et officie en tant qu’expert aux examens fédéraux; Stephan Wirz et moi-même, nous en avons écrits certains. Les médias me consultent également et je prends beaucoup de plaisir à écrire dans les journaux sur différents thèmes de l’assurance et de la finance, notamment. il faut profiter de la vie, des amis qu’on aime, entreprendre des choses avec eux. L’amitié est un diamant qui se travaille en permanence. Si j’ai voulu reprendre le poste de convocateur des arbitres, c’est pour revoir des amis de longue date et garder le contact avec une discipline que j’aime et qui m’a suivie toute ma vie.

Une parole, c'est tout 

Vous faites beaucoup de choses. Est-ce de la boulimie ou de l’éclectisme? 
Je ne peux pas faire les choses à moitié, je n’y arrive pas. Quand j’ai commencé l’arbitrage, je me suis dit: un jour, je serai là, un jour je serai en LNA. Avec l’entreprise, c’est pareil: on s’est dit qu’à un certain moment, nous serons numéro 1 en Suisse et nous le sommes; ça fait plus de 10 ans, maintenant. 

Que détestez-vous par dessus tout?
L’opportunisme. Je suis encore veille école: je n’ai qu’une parole. Je ne suis pas rancunier mais disons que j’ai une bonne mémoire. 

Avez-vous décidé de mener la vie qui est la vôtre?
Oui, j’ai eu énormément de chance, même si je me donne les moyens d’y arriver et que nous n’avons sûrement pas tout faux. J’ai souvent été là au bon moment, des rencontres ont été importantes, décisives, dont une avec Stephan Wirz, qui nous ont permis d’en arriver là. Si nous ne nous étions pas rencontrés, je n’aurais jamais fait partie de l’aventure Maklerzentrum Schweiz AG (la devise est: vendre, c’est d’abord conseiller). Le siège social se trouve à Bâle et nous le dirigeons à 3, avec son papa qui est le fondateur.

Le temps qui passe, il vous motive, il vous fait peur?
Je ne m’en rends pas compte. Je n’ai pas peur de vieillir, ni de la mort. Je me sens bien dans ma peau et j’ai la chance d’adorer ma vie. Je suis très certainement bien plus accompli aujourd’hui que lorsque j’étais jeune.

Palmarès

  • Olivier Parenteau est né le 11 février 1978 à Saint-Louis (France), nationalité suisse et française. 
  • Ancien joueur et arbitre de basketball. Il a plus de 1000 matches à son actif. Il est à nouveau convocateur des arbitres pour la LNA masculine et fait partie du Referee Département de Swiss Basketball.
  • Il est co-propriétaire et membre de la Direction générale de Maklerzenzrum Schweiz AG, la plus importante entreprise de courtage en assurance en Suisse, spécialisée dans la clientèle privée. Le siège principal se trouve à Bâle.
  • Il est au bénéfice d’un diplôme d’économiste en assurance ES, d’un Brevet fédéral de spécialiste en assurances et d’un autre de technicien supérieur en actions commerciales, ainsi qu’un diplôme de conseiller financier IAF et d’European Insurance Intermediary Efficient (EEI). Il est membre CICERO (Certified Insurance Compétence), inscrit FINMA (autorité de surveillance indépendante) et ORIAS, Organisme pour le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance ( France).
  • Il est expert aux examens fédéraux organisés par l’AFA, l’IAF et l’IRFA et donne les cours dans toutes ces branches. 
     

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