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Une ville, un héritage

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17 décembre 2017

Singapour est un centre culturel, dans lequel les populations de toute l'Asie s'y retrouvent. La dominance est chinoise, avec une grande communauté indienne et malaise. Et puis il y a toutes les personnes venues du monde entier qui y travaillent. D'immigrés, d'expatriés, beaucoup d'entre eux restent et font actuellement partie de la vie singapourienne. Malgré les différences culturelles, malgré les religions, malgré les quartiers, les habitants de cette ville-état se sentent tous, Singapourien. C'est une des forces de ce pays, son identité. Ils en sont fiers, et cette multiculturalité, cette diversité ils la prennent comme une richesse.

Il y a donc quatre langues officielles: l'anglais, le mandarin, le malais et le tamoul. Presque toute la population parle anglais, et c'est cette langue qui est largement utilisée évitant ainsi de favoriser une ethnie et créant l'union nationale.

Dans le quartier de Chinatown

Nous allons à la découverte de Chinatown, les quartiers traditionnels chinois qui gardent encore leur charme d'origine. Le rouge et le jaune or dominent la scène. Les lanternes sont suspendues au-dessus des ruelles. Les maisons sont basses, à deux, trois étages. Elles contrastent avec les hauts buildings en arrière-fond. Elles donnent une ambiance plus intime et chaleureuse. On y découvre surtout ces «shops house», caractéristiques de l'Asie du Sud-est, ces habitations où le rez-de-chaussée est réservé pour le commerce. Les marchands vendent tout un assortiment d'objets colorés. On y trouve aussi les magasins d'antiquités et surtout les pharmacopées chinoises. Ceux-ci dévoilent les multiples racines et herbes qui font partie de la médecine traditionnelle chinoise, une sagesse transmise de génération en génération. Dans ces rues, le cantonais et le hokkien sont largement parlé.

"Shop house" traditionelles

Puis nous entrons dans Little India, ce centre de la communauté indienne. Elle a gardé son identité, les odeurs de son encens, de sa cuisine et du thé masala. Elle reste le centre des négociations et des transactions avec ses commerçants de longue date.

Avenue dans Little India

Il y a les temples colorés, comme le Sri Veeramakaliamman. Un des premiers temples construits, dédié à la déesse Kali, la farouche incarnation de la femme de Shiva. Elle détruit le mal et maintient l'ordre et celui qui la vénère est libéré de la peur et de la destruction. Les pionniers indiens ont demandé sa protection, leur amenant un sentiment de sécurité sur cette terre étrangère. De nombreuses personnes viennent toujours y faire leurs offrandes quotidiennes, les pujas. Un des symboles de ce quartier est aussi ces éléphants colorés, rappelant Ganesh, le Dieu éléphant, un des Dieux les plus vénérés de l'Hindouisme. Son atmosphère nous emmène dans une Inde colorée, mais propre à l'image de Singapour. Pourtant, chaque dimanche soir, c'est là que le quartier dévoile son cœur. Des milliers de travailleurs indien, népalais, pakistanais, bangladeshi s'y retrouvent durant leur seul jour de congé. Là, nous sentons à nouveau la densité humaine, comme nous l'avions vécu au Bangladesh. C'est une foule incroyable qui grouille dans les rues, un vortex humain.
Nous vivons ces changements d'ambiance sous le signe de la découverte.

Céline, Xavier, Nayla et Fibie

Temple Sri Veeramakaliamman


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