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Mongolie

Ces espaces nus

28 décembre 2018

 Dans ces espaces, le temps est inexistant

Ici, le temps est inexistant. Il n’y a que la vastitude des espaces. L’énergie de la Terre est puissante, nous sentons son souffle, sa présence. Plus nous avançons, plus nous entrons au cœur de cette étendue désertique, le désert de Gobi. 

Nous sommes mis à nu, à l’image du panorama. Nous n’avons plus le choix que d’enlever les couches de protections, de peur, de colère, comme pour dépasser toutes les limitations, et entrer dans la célébration du moment présent. À cet instant, c’est comme si chaque repli de la terre faire partie de nous dans une incroyable sensation de vastitude, d’espace et d’unité au panorama. Pourtant le vent est violent et glacial. Impossible de l’affronter de face. Heureusement, il nous pousse à travers ces paysages sauvages et purs. 

Deux chameaux de Bactriane déambulent dans le Gobi

Dans la tempête, le sable dessine sur la route des tableaux mouvants et éphémères. Il est révélateur de la puissance du souffle qui habite ce territoire. Nous découvrons une yourte au loin. Elle apparaît au milieu de la pureté de l’horizon. Deux chameaux déambulent. Les chameaux de Bactriane sont une espèce précieuse du désert de Gobi. Ils sont utilisés pour la laine, environ 5 à 10 kg chaque année, le lait et parfois la viande. Le lait est utilisé pour faire du ormok, du lait de chamelle fermenté, le fameux thé au lait, une vodka de lait et du fromage caillé sec. En plus, les chameaux aident pour le transport lorsque les familles nomades se déplacent. Ces animaux sont parfaitement adaptés à ce climat des extrêmes et font souvent face à des situations dans laquelle il n’y a pas de nourriture ou d’eau disponible à des températures entre + 45 °C et -45 ° C. Ils peuvent survivre jusqu’à 6 jours sans eau et 60 jours sans nourriture. Leur résistance est masquée sous leur démarche nonchalante et leur regard burlesque. 

 Lorsque nous entrons dans une yourte, un bol de thé au lait nous est offert

Le froid mordant du souffle nous pousse à trouver refuge, au moins un abri pour nous protéger. Parfois, une toile contre nos vélos nous offre un peu de répit pour la pause. Cette fois, une yourte apparaît à l’horizon, à côté de la route. 

– « Nokhoi Khor », tenez vos chiens. Nous entrons dans la yourte. Instantanément, nous recevons l’accueil nomade. Un large bol de thé au lait salé pour nous réchauffer. C’est cet accueil qui entoure la Mongolie de chaleur humaine et de bienveillance, là au cœur des éléments, dans ces espaces par moment hostile.

Xavier, Céline, Nayla et Fibie

 Plus nous avançons, plus nous entrons au cœur de cette étendue désertique