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Russie

Irkoutsk et son architecture

09 septembre 2018

La cathédrale de l'Epiphanie

À Irkoutsk, nous prenons le temps d’intégrer les milliers de kilomètres que nous venons de traverser. Nous partons à la découverte de cette ville, dont les églises ont toutes des visages si variés, colorés et à l’architecture complètement différente. Elles s’élèvent dans la ville, droites, symboliques, fières. Certaines rues sont composées de maisons en bois traditionnelles, celles dont les premières fenêtres se trouvent à une vingtaine de centimètres du sol. Elles portent des couleurs vives sur les encadrements et les volets, leur donnant à chacune une âme. 

Maison traditionnelle en bois


Le long du chemin, nous nous surprenons à déchiffrer les mots écrits en cyrillique. Comme un jeu que nous partageons avec Nayla, qui elle aussi apprend à lire. Évidemment, elle essaie, elle aussi, de lire le cyrillique, ce qui par moment prête à confusion.... 

    ⁃    «Nayla, ici le H se prononce “N” et le P se lit comme un “R”, le Я se dit « ya » et le и se formule «i» C’est bien compliqué»

Dans un parc, alors que nous faisons à manger, tous les enfants viennent à notre rencontre. Ils s’attroupent autour de nous, et posent de nombreuses questions, qui par moment restent malheureusement sans réponse. Puis nous tombons sur Hans, un Suisse vivant à Irkoutsk depuis onze ans, depuis sa retraite. Il nous invite au centre de l’animation du marché central à aller boire un café. Notre histoire l’enchante, alors que le récit de sa vie nous emmène à parler de l’éducation de Nayla, avec lui qui est un grand pédagogue. Puis sa traduction de poèmes russes en allemand nous plonge dans le cœur de la Russie et de la Sibérie. Une sincère relation se noue. 

L'église de Sainte-Croix

 

Sa vitalité nous touche. Cet homme vit pleinement, il nourrit ses rêves et nous dira: «Je n’ai jamais été si heureux, ici à Irkoutsk». Parfois, nous pourrions avoir l’impression qu’il y a une limite au bonheur, une limite à l’épanouissement, parce que tant de paroles posent l’âge comme une limitation. Comme si à un moment dans la vie, nous n’étions plus créateurs mais impuissants. Non, lui apprend même le chinois. Preuve vivante d’un élan de vie qui ne s’arrête pas. 

Céline

Fenêtres de l'église Savior