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Transsibérien

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31 août 2018

Nous nous sommes arrêtés sur la rue piétonne face au port et dégustons un pain de Samarcande, ces couronnes originaires de l’Ouzbékistan. Une trace du gigantesque territoire qui composait l’URSS, du mélange de population, des traditions culinaires qui se retrouvent ici à plus de 7 000 km à vol d’oiseau de cette ville mythique. Et bien sûr pour nous, c’est le plaisir de plonger en Asie Centrale. Pourtant, l’architecture qui nous entoure ne peut nous faire oublier que nous sommes quelques parts en occident. Et puis un groupe entame un morceau slave accompagné d’un accordéon. Enjoué par la musique, quelques personnes commencent à danser. Elles valsent à deux, alors que d’autres frappent des mains. Cette scène, composée spontanément, dessine un grand sourire sur nos lèvres et réveille en nous joie et émotion. 

PHOTO  Pains de Samarcande

 

L’heure avance et nous devons nous diriger vers la gare principale. Nous déposons nos vélos devant le bâtiment. Il commence à pleuvoir et nous entrons dans la gare mais l’officier nous interdit de laisser nos bagages sans surveillance rapprochée. Nous ne pouvons pas quitter nos vélos. Depuis notre arrivée en Russie, nous sommes surpris de la peur du vol. Elle est omniprésente, tout comme les multiples serrures qui doivent garantir la sécurité des appartements, une clé sécurisée pour la porte d’entrée, une pour l’étage, et deux pour pénétrer dans son chez-soi. Xavier reste ainsi dehors, alors que je prends les filles en espérant qu’elle puisse dormir un peu. Ce qui évidemment est illusoire, vu l’excitation dans laquelle elles se trouvent. Nous descendons nos 200 kg de bagages sur le quai qu’une demi-heure avant l’arrivée du train, à 22 heures.

PHOTO  Nos bagages sont prêts pour l'embarquement


Egor et Lena son amie arrive juste au bon moment pour nous aider avec les bagages. Le train est arrivé et nous avons 30 minutes pour tout charger à bord. Les vélos dans un compartiment séparé. Évidemment, il y aura un peu d’adrénaline pour réussir à tout gérer, chercher un papier supplémentaire, garder des relations amicales avec la responsable du wagon bagages qui se révèle intraitables. Juste le temps de serrer Igor et Lena dans nos bras et nous sommes en route. Nous voilà à bord du Transsibérien.


Céline, Xavier, Nayla et Fibie