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Alaska

Camper dans le territoire des ours

25 août 2019

Nayla et Fibie sont invitées à peindre sur la porte d'un petit restaurant

Arrivés à Girwood, nous sommes étonnés. Nous pensions y trouver une petite ville, et ce n’est qu’un petit village. Nous devons nous y arrêter pour faire des provisions pour les prochains jours. Dans l’épicerie, nous sommes surpris de la disponibilité des fruits et légumes ainsi que des prix. Nous comprenons vite que l’Alaska sera rythmé par nos provisions et qu’il nous faudra certainement rouler plus que prévu. Les pauses dans les grands espaces sauvages seront limitées par les grandes distances à parcourir.

 

Alors que nous mangeons sur la place principale, Nayla et Fibie sont invitées à peindre sur un panel en bois. Elles se donnent à cœur joie.

 Nayla passe la soirée à jouer avec son nouvel ami "Willow"

Nous reprenons la route dans un vent violent et luttons pour atteindre le glacier Portage en direction de Whittier. La pluie qui s’installe nous invite à monter le camp au premier endroit, près de quelques caravanes. Un homme nous approche et nous offre un peu de chaleur dans l’espace confiné de sa caravane. Quel plaisir d’être au chaud! Nayla y passera la soirée, au bord du feu de bois à jouer avec Willow, leur chien.

Nous utilisons uniquement cette tente pour cuisiner.

Nous devons maintenant trouver une nouvelle routine lors du camping. Les règles ont changé. Avec la présence des ours, nous avons maintenant deux tentes. Une pour dormir et une deuxième pour manger lorsqu’il pleut, que le vent glacial est hurlant ou que les températures sont négatives. Elle sera peut-être utile plus tard, avec les insectes, mouches et moustiques. Nous faisons attention de nous changer avec d’entrer dans la tente pour dormir, de n’y laisser aucun produit cosmétique ou habit avec lequel nous avons mangés. Toutes ces précautions prennent du temps et de l’énergie. Chaque geste est aussi la conscience qu’il est nécessaire de se protéger, ou du moins de faire le maximum pour ne pas attirer les ours vers nous. Xavier est totalement détendu et a parfois de la peine à comprendre mon anxiété. Je suis heureuse de camper ce soir près d’une caravane. Cette présence me rassure, et m’offre une transition plus douce.

Céline

 

 

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