X

Recherches fréquentes

Chine

Des cols à n'en plus finir

03 février 2019

 Des cols à n'en plus finir

Si la densité de population est un défi, l’autre est les dénivellations. En choisissant de prendre le train depuis la Mongolie-Intérieure, nous espérions trouver un rythme de lenteur, ponctué par de nombreuses pauses. Le désert de Gobi a fatigué nos corps et notre esprit. Au cœur des éléments, sur cette terre austère, tout notre être participait à vivre. Il n’y avait pas d’espace pour penser, il fallait être et faire. Toute notre énergie était mise au service de cette traversée et des filles pour leur offrir un cocon de douceur. Il n'y avait qu’une seule voie possible, et elle devait passer par l’harmonie. Là en Chine, nous espérons souffler, chacun veut prendre un peu de son espace, reprendre ses activités, ses jeux. Nous pensions camper pour quelques jours au bord des rivières, simplement au cœur de cette terre chinoise. La réalité est tout autre. Par moment, nous sommes en apnée, constamment entourée par la population. Impossible non plus de camper, il n’y a simplement pas d’endroit qui nous permettent de passer une soirée et une bonne nuit avec les filles. Et puis les routes sont exigeantes. Nous souhaitions rouler moins, mais pédalons quotidiennement durant 5 heures avec de grosses dénivellations. La terre est superbe, évidemment, elle est composée de monts entrelacés qui n’en finissent pas, mais nos jambes hurlent, nous sommes épuisés. 

 Pagode de Baoshiqiao

Partis du réservoir de Baoshiqiao, nous découvrons sa superbe pagode. Elle se reflète dans le lac, entourée des monts abrupts qui baignent dans une mer de brouillard. Le réservoir nous présente une route dans une nature vivifiante, que la brume rend mystique. Nous respirons de la beauté et de la paix du lieu. La route ondule et grimpe dans la montagne. Notre esprit lutte, nous sentons la fatigue de nos corps. Le premier plat nous ravit, pourtant il annonce une ville, et nous sommes à nouveau submergés par la population, des jeunes de 10-12 ans, qui souhaitent nous photographier. Une partie de nous est encore dans les grands espaces. Nous aspirions à la lenteur, et nous vivons l’intensité de la Chine. 

 Océan d'orangers

L'océan d’orangers de la petite ville de Jianshanxiang nous accueille avec la saveur douce et acidulée des mandarines. Ces plantations de mandariniers sont gigantesques et s’étendent dans la vallée qui se referme face à une paroi rocheuse de plus de 1 000 mètres de dénivellation. Nous sommes au cœur des montagnes. 

Xavier

 

Retour au blog