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Chine

Entre la mer de Chine et les plantations

04 mai 2019

 Grand choix de ravioles pour le petit déjeuner

La journée commence avec un déjeuner sur les tables déposées le long du trottoir. Tout le village s’y retrouve comme un de ces lieux où palpite le cœur de la communauté. Nous sommes émerveillés par la multitude des plats qui s’offre à nous, les dizaines de sortes de ravioles, les pains et confiseries. Nous sentons que nous avons plongé un peu dans l’Asie tropicale, les saveurs parfumées en sont le signe, tout comme les thés au lait sucrés.

 Nous roulons aux bords des plantations d'ananas

Égayés par l’ambiance, nous poursuivons notre route. Nayla roule 25 kilomètres afin de rejoindre le bord de mer. Les filles sont deux poissons et les jeux dans le sable se transforment rapidement en bataille dans l’eau, malgré la température. Puis, Nayla voit un couple qui ramasse des étoiles de mer. Elle part alors à leur recherche elle aussi. Avec Fibie, elles les prennent dans les mains, pour les déposer un peu plus loin dans l’océan. Mais la plage devient de plus en plus bondée. Et tous semblent emprunter le chemin de notre direction, souvent pour nous photographier. Puis prenant de la distance dans mes pensées, j’observe. Et d’un coup je perçois le monde de différence qui nous sépare. Je comprends pourquoi nous représentons l’altérité pour les Chinois. Tous les enfants portent des habits reluisants. Ils ne touchent jamais le sable, ne s’assoient pas par terre, ne vont pas dans l’eau. Ils utilisent tous un objet ou une pelle pour creuser. Nayla et Fibie sont mouillées, grelottantes, et pleines de sable. Pourtant leur rire résonne au loin.

 Fibie est fière de nous montrer son étoile de mer 

Le lendemain, nous nous dirigeons vers le centre de l’île. Nous suivons de petits chemins bétonnés entre les plantations de noix de bétel, caoutchouc, noix de coco et ananas. Nous observons les hommes labourer les rizières à l’aide des buffles ou planter le riz. Par endroit des troupeaux de buffles nous observent. Ils pâturent dans des terrains vagues, libres. Pour nos pauses, nous devons parfois monter une moustiquaire entre les vélos pour ne pas se faire piquer, parfois nous nous reposons dans les hamacs.

Céline

 Nous traversons les plantations de noix de bétel

 

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