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Alaska

Étendues sauvages à perte de vue

13 décembre 2019

Au loin, les sommets de la chaîne de l'Alaska Range

Le col s'étend à l'infini dans ces gigantesques paysages. Nous grimpons sur cette route en terre prêts à terminer notre journée. Les muscles hurlent, le corps est épuisé. Soudain, une voiture s'arrête à nos côtés: « Il y a un orignal juste derrière la colline, vers le petit lac » nous explique un homme barbu.

C'est précisément là où nous souhaitons nous arrêter. Arrivés au lac, l'orignal a déjà disparu, il ne reste plus que ses traces. Le paysage est splendide même si les nuages recouvrent désormais les sommets. Mais la température est proche des 5°C et avec le vent très fort, nous sommes contents de nous abriter dans la tente.

Céline arrive au sommet du col

Le lendemain, plongés au cœur d'un cirque de montagnes appelé l'Amphithéâtre, il nous reste encore 15 kilomètres de montée, pour arriver au col, où nous rejoignons la limite de la neige. Nous espérons repérer quelques mouflons de Dall, mais ils sont cachés derrière les pics et flancs des montagnes. Au passage du col, nous sommes ébahis, la vallée Maclaren s'étend face à nous et se termine par le glacier Maclaren, qui s'élève en direction du Mt Hayes. En toile de fond se dessinent les hauts sommets de la chaîne de l'Alaska Range. Avec la lumière et la luminosité changeante par ce temps couvert, les étendues sauvages à perte de vue se dévoilent dans des tons surprenants et composent un tableau phénoménal.

 Fibie et Nayla regardent le lac sous un ciel qui s'est couvert

Après une descente sur les freins, nous entrons dans le canyon, Crazy Notch, une particularité géologique, et sommes plongés dans les méandres d'une route sinueuse. Pourtant, le temps se couvre de plus en plus, et les montagnes plongent dans un voile nuageux. Le chemin se poursuit traversant les longues étendues sauvages jusqu'à rejoindre la rivière Clearwater où nous remplissons nos vaches à eau. Le passage d'une moraine eskers est impressionnante. Pourtant, nous devons avancer rapidement, un front noir nous poursuit. Et la pluie se dessine déjà sur l'horizon. Nous rejoignons finalement un lieu où planter notre tente, alors qu'il commence à pleuvoir. Nous allons manger dans notre deuxième tente, à l'abri des intempéries.

Le lendemain matin, il pleut encore. Nous avons un choix délicat, soit rouler sous la pluie avec des températures en dessous de 7°C, soit rester dans le petit espace confiné de notre tente. Aucune des deux options n'est idéale, mais nous avons réellement besoin d'un jour de repos. Alors nous passons notre journée entre la tente et jouer sous la pluie glaciale et diluvienne. Nous pouvons ainsi observer les spermophiles arctiques qui sont toujours à nos côtés et cette fois un pika à collier. Par moment, les nuages laissent entrevoir la grandeur du panorama qui nous entoure avant de disparaître.

Xavier

 

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