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Alaska

Je vivrais loin là-bas

09 novembre 2019

Nayla et Céline face à la Taiga

La rivière Ahtna se déroule en contre-bas, en-dessous des pentes abruptes qui plongent comme des falaises. La terre craquelle et marque une ligne de rupture le long du précipice, prête pour un éboulement.

Nous venons de gravir une montée qui nous porte au-dessus du paysage. Nous surplombons les vastes espaces. L’eau de la rivière crée un sillon bleu profond, une respiration dans le panorama. Nous sommes seuls. Face à nous s’étale la forêt boréale, sans discontinuité.

 Nous poursuivons dans ces vastes espaces

Nayla s’exclame d’émerveillement et une fois encore affirme haut et fort son rêve. En parfait unisson avec la terre, elle décide qu’un jour elle vivra au cœur de la forêt, loin, dans des terres reculées. Elle pointe du doigt: «Je vivrai loin là-bas... sans maison. Je m’occuperai des animaux et des ours. Je ferai des baumes avec les fleurs sauvages et j’aiderai les animaux à guérir. Ils seront tous mes amis. Je serai seule au milieu des forêts.»

Nous surplombons la forêt boréale

Soudain, elle s’inquiète: «Maman, tu viendras quand même me trouver si je m’occupe des ours?», «Bien sûr, je viendrais te trouver au bout du monde. Et les ours seront tes amis, non?»

Céline

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