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Chine

La Ville du Phénix

20 avril 2019

Vue sur la pagode Wangming

Bercés par la brume qui entoure le paysage, nous pénétrons dans la vieille ville de Fenghuang, la ville du phénix. La légende raconte que deux magnifiques phénix ont découvert ce bourg et qu’ils ont été séduits par sa beauté. Ils décidèrent de ne plus la quitter. Fenghuang a conservé une grande partie de son architecture datant de la dynastie des Ming et des Qing. Et nous aussi nous sommes sous le charme. Les petites ruelles en pierre sinueuse se faufilent au milieu des échoppes. Des femmes vêtues d’habits traditionnels des minorités ethniques, à l’image de cette vieille dame Mao portant un haut chapeau noir enroulé comme un cocon. Cette ville semble avoir échappé aux changements rapides de la Chine. Elle est sortie du temps. Elle est silencieuse, par ses rues uniquement piétonnes, singulières, et porte l’âme d’un petit village. Nous plongeons ainsi dans cette merveilleuse sensation de découvrir un lieu autre, un lieu d’un autre monde. C’est la richesse de la Chine, son pouvoir d’émerveiller, cette rencontre avec l’altérité.

Fenghuang, La Ville du Phénix

Fenghuang est une bourgade fortifiée de murs de protection. En fait, elle est la dernière ville des plaines centrales à être habitée par la civilisation Han, alors que les montagnes sont peuplées des minorités Miao, Tujia et Dong. La rébellion de ces peuples a même amené les Hans à créer la Grande Muraille du Sud. Pourtant la ville a été épargnée et elle est restée un centre d’échange tant commercial que culturel.
Cette cité est aussi la découverte d’une ambiance particulière, qui en cette saison froide rend les rues désertes. Les maisons en bois sur pilotis sont époustouflantes. Tout comme la pagode Wangming qui se reflète dans la rivière Tuo. La nuit, lorsque les lumières illuminent les rues et les toits des habitations, la vue est saisissante.

 Femme de la minorité Mao

Dans les ruelles, nous découvrons un artisanat qui se perpétue depuis des générations. Ce sont les nouilles à la pâte de patates douces qu’un homme fait passer à travers une passoire en chantant à tue-tête les chansons traditionnelles. Ce sont les femmes qui tissent ou fabriquent des hottes, ou le thé dégusté dans la cérémonie Gong Fu Cha à partir d’une bûche de thé fermenté et compressé. C’est celui qui frappe avec un maillet une pâte sucrée afin de casser en petits morceaux les graines de tournesol. Il y a aussi ceux qui tournent autour d’un crochet le sucre de gingembre, la spécialité de la ville qui date de 300 ans.

Céline, Xavier, Nayla et Fibie

 Thé pour la cérémonie Gong Fu Cha

 

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