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Alaska

Les forêts boréales

26 novembre 2019

 Nous roulons au cœur des forêts boréales

Les quelques montées n’offrent même plus de vue sur le panorama, nous sommes plongés au cœur de la forêt boréale. Elle est là, partout où se pose notre regard. Elle rend les kilomètres inlassablement similaires. Elle rend les distances interminables, perdus dans un paysage qui ne se transforme plus.

La route crée un sillon si fin, que nous sommes enfouis dans cette taïga. Pourtant, nous n’en faisons pas partie, nous pouvons juste observer sa bordure à nos côtés et le mur végétal qu’elle compose. Cette forêt m’oppresse. J’aime voir les grands espaces qui portent mon regard toujours plus loin. J’aime voir les hauts sommets enneigés, ils m’invitent à aller plus haut. Mais là, ce mur sombre me désespère. J’ai besoin d’air.

 Enfin, la vue sur les montagnes s'offre à nous

Par endroit, la forêt s’ouvre pour laisser la place à des terres marécageuses et des petits lacs. Par moment, nous avons la sensation que ces espaces sont une gigantesque tourbière. Et en effet, il existe même des tourbières boisées d’épinette noire. Toutes ces terres humides représentent une large proportion de la taïga. C’est ici que la matière végétale se décompose. Ces terres humides permettent de filtrer des millions de litres d’eau, chaque jour. Notre amie Jessie nous l’avait dit: «l’Alaska est un gigantesque marécage».

Nous passons la nuit auprès d'un lac

Aujourd’hui, nous rejoignons finalement un espace aéré. Surplombant un lac, la vue s’offre à nous, avec au loin, les sommets enneigés. Instantanément, je me sens libérée. Pourtant, alors que la vue nous réjouit, les moustiques eux entrent dans la danse. Impossible de rester sans bouger, il y en a de plus en plus. Nous sommes obligés de nous protéger la tête avec des moustiquaires. Dans le Grand Nord, nous voilà face à ces insectes assoiffés de sang. Est-ce juste une vague ou le début du calvaire ?

Céline

 

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