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Japon

MontBell Challenge Award

12 juillet 2019

 Mont Bell Challenge Award 2019

Juste avant de commencer notre conférence, Tatsuno San, le fondateur de Montbell prend la parole. Il nous présente, puis nous offre le Montbell Challenge Support Award. Surpris, la chair de poule et les larmes aux yeux de cet honneur, il nous tend le trophée destiné à chacun d’entre nous: Xavier, Céline, Nayla et Fibie. Dessus est inscrit: «Nomadic Family by Bicycle as a Way of Life».

 Nous sommes honorés de recevoir ce prix

Ce prix est la réelle reconnaissance de notre chemin de vie. Le MontBell Challenge Support Award soutient des personnes dans la réalisation de projets uniques. Depuis 2002, 8 autres prix ont été décernés, à des explorateurs, des scientifiques, des projets humanitaires, toujours à des Japonais. Nous sommes les premiers étrangers. Tatsuno San souhaite surtout accompagner et soutenir les personnes qui n’ont pas peur de l’échec. Lorsqu’il avait 20 ans, il est parti du Japon pour aller grimper la face nord de l’Eiger et la face nord du Cervin. Arriver en Suisse était déjà une expédition, deux semaines entre le ferry pour Vladivostok, le Transsibérien jusqu’à Moscou, la traversée de l’Allemagne de l’Est et de l’Europe. Au pied de l’Eiger, il savait qu’il avait 50 % de chance de vie et de mort. Aujourd’hui à 70 ans, et 50 ans plus tard, il projette de grimper à nouveau le Cervin. Dans ces conférences, il parle de cette infime minorité de personne qui poussent les limites de ce qui est pensable, qui ouvrent l’esprit à d’autres manières d’être et de faire. Et qui finalement par leur audace font avancer l’humanité.

Famille nomade à vélo en tant que manière d'être et de vivre

Nous sommes honorés de recevoir cette distinction, non pas pour le prix, mais pour sa symbolique, pour ce qu’il représente. Une reconnaissance de notre vie de nomades, de notre chemin de vie, de l’inspiration que nous portons autour de nous. Et bien sûr une immense gratitude à Nayla et Fibie. Nayla est le premier bébé à avoir traversé, à vélo, le désert de Nullarbor en Australie, 1 200 km entre deux villes. Fibie a appris à marcher dans une yourte, et elle est le premier bébé à avoir traversé, à vélo, le désert le plus froid au monde, le désert de Gobi.

C’est surtout un chemin dans l’intensité d’une vie ou nous plongeons réellement dans les paysages et cultures du monde, dans les lumières d’ailleurs.

«Quelle a été la plus grande difficulté?» nous questionne Tatsuno San. «Le plus dur ne vient pas de l’extérieur, contrairement à ce que l’on peut penser. Il vient de l’intérieur. Il vient des peurs qui vibrent en nous. Il vient de ce qui demande à être pacifié en nous. Il vient de ce que nous avons à transformer».

Quelque part en nous, nous avons la sensation que le Japon est un peu notre deuxième maison, comme si ce pays nous avait choisi.

Xavier, Céline, Nayla et Fibie

 

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