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Chine

Vers le Vietnam

14 mai 2019

En route pour le Vietnam, nous pouvons à nouveau camper

En route pour le Vietnam, nous sommes ébahis du chemin qui nous attend. Nous pensions entrer dans des plaines densément peuplées, et nous nous retrouvons au cœur des campagnes et des minorités ethniques. Pour la première fois depuis longtemps, nous campons dans des plantations d’arbres utilisées pour faire du placage. Nayla et Fibie sont euphoriques de retrouver leur tente. C’est vraiment leur maison.

 Transport de canne à sucre

La nourriture s’est à nouveau transformée ainsi que l’énergie. Nous sentons que nous nous rapprochons de l’Asie du Sud-Est. La terre est rouge. Elle est utilisée pour la fabrication des briques, comme l’indiquent les hautes cheminées. Les rizières apparaissent avec les buffles qui nous observent. Comme à chaque fois en Chine, la monoculture s’étend sur des centaines d’hectares, cette fois ce sont les plantations de canne à sucre. C’est le moment de la récolte et les tiges sont découpées et transportées par la force des buffles. La population semble vivre simplement et les maisons sont parfois des lieux qui pourraient inspirer la misère. Les habitations n’ont pas de cheminées, alors une bûche est brûlée à l’extérieur sur le trottoir et tous s’assoient autour sur de petites chaises. En plein vent, nous sommes étonnés qu’ils ne tempèrent pas leur lieu de vie.

 Vieille dame de la minorité Mao

Les montagnes karstiques commencent à se dessiner plus nous nous rapprochons du Vietnam. Les paysages sont splendides, pourtant nous endurons le temps. Il fait à nouveau froid et pleut constamment. Nous expérimentons les pluies caractéristiques de la région, des pluies toutes fines qui se n’arrêtent pas de la journée. Avec les 4 °C et les quelques cols, nous sommes transis et sans endroit pour nous abriter. Les repas deviennent délicats avec les filles. Elles aussi ont besoin de chaleur, de douceur et d’intériorité. La fatigue se fait sentir.

 Assis autour d'une bûche en feu, devant la porte de leur maison

Aujourd’hui, nous nous arrêtons dans un village, et passons un agréable moment avec la population de la minorité des Mao. Intéressés, ils nous observent faire nos gestes quotidiens pour préparer le repas et nous offrent une tasse de thé vert. Pourtant lentement, nous sentons que c’est le moment de sortir de la Chine, elle a épuisé toutes nos ressources.

Xavier, Céline, Nayla et Fibie

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