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Vielle Ville de Hanoi

22 mai 2019

Nous traversons la vieille ville de Hanoi

Je souffle à Xavier: «Traverse la rue sans regarder, le flot du trafic va se séparer autour de toi.»

Ici dans la vieille ville de Hanoi, les motos et scooters grouillent de partout, dans tous les sens. Ils accélèrent, contournent, dépassent par la droite, freinent, débouchent dans la rue sans regarder. De l’extérieur, le trafic est chaotique surtout dans les petites ruelles qui sont caractéristiques du Vieux Quartier. La circulation est telle qu’on pourrait attendre la journée avant qu’une ouverture se dégage pour traverser. Il faut simplement s’élancer dans le trafic qui comme par miracle s’ouvre sur notre passage. Pourtant lorsque nous roulons, nous sommes pris dans le flot qui finalement est fluide, bien que notre attention reste à l’apogée.

Opéra dans le quartier français

Cette circulation et le bruit qu’elle crée, donne la sensation de vivre dans une fourmilière, c’est elle qui compose en partie l’ambiance de Hanoi, le cœur battant du Nord. La vie trépidante des habitants est aussi marquée par les rues bondées de passants et de commerces. Elles représentent l’histoire de la ville, qui date de plus de 1 000 ans. Au début du siècle, les rues ont été nommées en fonction des corps de métiers et artisanats. Ses ruelles ont conservé une partie de leur artisanat même s’il n'y a désormais plus de mélange.

Vendeuse de fruits dans le vieux quartier

Les petites ruelles plongent ensuite dans le quartier Français avec son architecture coloniale. Capitale de l’Indochine, le projet urbain des Français était basé sur l’idée de la ville-jardin. Ainsi de nombreux parcs ont été aménagés. Pourtant la nouvelle ville qui s’étend toujours plus loin dans le delta du fleuve rouge, est marquée par une croissance rapide, des tours de plus en plus hautes, une concentration de la population et l’absence d’arbres.

Les tours et buildings se multiplient dans le delta du fleuve rouge

La vieille ville d’Hanoi est aussi le centre des reliques historiques et des monuments religieux, c’est l’âme de la ville. Nous aimons l’énergie qui se déploie de ce centre, l’impression d’être dans un lieu autre, marqué par l’animation qui fourmille, les artisans, les femmes aux chapeaux coniques qui transportent des fruits et légumes avec un grand balancier. Par contre impossible d’y rester. Nous ne trouvons pas de lieu où parquer nos vélos. Avec nos trois vélos et la charrette, il n’y a simplement pas de place pour les laisser dans les petits hôtels et encore moins les parquer sur le trottoir.

Céline

 

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