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Canada

Avec les chiens de traîneaux

27 mai 2020

Nayla est assise dans le traîneaux qu'Erine conduit au son des « Mush-Mush »

«Mush! Mush!» crie Nayla assise dans son traîneau. Elle est tirée par 6 huskies dans des paysages blancs par -30 °C. Erine l’emmène faire un tour en chiens de traîneau.

Quelques jours plus tard, nous sommes aux commandes du traîneau. Incroyable sensation. La puissance de ces chiens est inimaginable, absolument déroutante. Leur hurlement et excitation une fois attachés dans les harnais sont à l’envergure de leur puissance. Dès qu’on leur donne le départ, ils s’élancent de toute leur force. Il faut alors maîtriser le traîneau et déplacer notre poids pour éviter qu’il ne se renverse.

Céline traverse le lac de Desadeash sur son traîneau

Xavier a une luge plus souple, au moment du départ, le voilà qu’il est catapulté contre le seul bloc de glace. Interdiction de lâcher le traîneau! Les chiens poursuivraient leur route sans s’arrêter. Il s’accroche alors au traîneau et arrive juste à le redresser et sauter dessus, et le voilà à nouveau aux commandes. La première partie est redoutable. Le chemin se faufile dans un bois. Virage, bosse, trou et arbre constituent des difficultés qu’il faut négocier à la bonne vitesse.
Une fois sur le lac gelé de Dezadeash, la tension diminue. Soudain, la magie prend le dessus. Nous traversons cette gigantesque étendue gelée tirée par des chiens. La sensation est magique, pure, une union parfaite au paysage.

Erine prépare les chiens avant le départ

Nous sommes tirés par des huskies d’Alaska. Ils ne possèdent pas les longs poils et les yeux bleu profond que l’on connaît des huskies sibériens, pourtant ils ont été élevés principalement pour leur performance. Et sont de véritables athlètes. Au Yukon, les chiens de traîneau font partie du paysage. Dans l’Arctique cela fait 9 000 ans que les chiens de traîneau sont utilisés. Ici le peuple autochtone Southern Tutchone les utilisait aussi pour se déplacer. Aujourd’hui, c’est la passion de nombreux musher, et pourtant une vie remplie d’exigences et un travail inimaginable. Certains réussiront à s’entraîner et à entrer dans des courses mythiques comme l’Iditarod ou la Yukon Quest. Cette dernière parcourt 1 600 km entre l’Alaska et le Yukon dans des territoires isolés et avec des conditions extrêmes. Ces chiens sont de vrais athlètes, des élites de longues distances.

Husky d’Alaska: Ils sont tellement habitués au froid, qu'ils ne peuvent pas tirer
les traineaux si la température est supérieure à 0°C.

Erin est musher depuis une dizaine d’années. Elle vit dans une cabane isolée, sans eau courante ni électricité. Elle s’occupe de sa trentaine de chiens toute seule et aimerait participer un jour à la Yukon Quest, un rêve qu’elle nourrit quotidiennement.

Chaque Husky a sa propre niche à laquelle il est attaché.
Ici on voit la niche de Murray. Même par -40°C, ils aiment être dehors.

Nous poursuivons notre exploration dans les forêts boréales et nous imprégnons de cette merveilleuse sensation de liberté. Debout aux commandes du traîneau, nous plongeons dans le cœur du Grand Nord, découvrant les paysages fantastiques de cette terre gelée.

Céline

 

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