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Canada

Dans la forêt boréale canadienne

27 mars 2020

Nous plongeons à nouveau dans les forêts boréales

Une fois de plus, nous plongeons dans les forêts boréales. Elles correspondent à presque un tiers de toutes les forêts du monde et un tiers se trouve au Canada. Elles sont précieuses. Tout d’abord, elles sont utilisées par presque la moitié des oiseaux d’Amérique du Nord chaque année. Elles permettent d’offrir un habitat de reproduction et de rassemblement à plus de 13 millions de canards. Elles contiennent des terres humides, c’est-à-dire des tourbières et marais. C’est dans ses zones humides que la matière végétale se décompose et c’est ici que sont filtrés des millions de litres d’eau par jour. Par moment, nous subissons cette forêt qui se déploie à l’infini. Elles semblent nous engloutir.

Arrivés à Moricetown, nous avons pourtant une vue spectaculaire au-dessus d’une rivière où les habitants pêchent le saumon au filet à l’entrée d’une petite chute. Les ours noirs sont présents, nous avons déjà vu une maman et ses deux petits. Ils traversaient la route, les petits nous ont regardés passer avec leur petite frimousse et leur tête inclinée sur le côté.

Pour une question de sécurité, nous avons mis un bâton
qui dépasse de notre chargement

Ce soir c’est le déluge. Nous sommes dans un camping et pourtant face aux quelques caravanes nous nous sentons démunis. Nous subissons le manque de confort. Cela fait longtemps que nous n’avons pas vécu cette sensation, mais les averses intermittentes qui nous ont accompagnés depuis Prince-Rupert intensifient ce manque. Une grande fatigue harasse nos corps. Ces derniers jours, le trafic a aussi été terrifiant. Les voitures roulent à toute allure, largement au-dessus des limitations, autant que les camions et par moment ils nous dépassent sans réellement garantir une distance de sécurité. Nous sentons que nous sommes dans une culture de l’automobile. Pour certains, les vélos ne devraient pas être autorisés sur les routes, et par moment nous sentons cette animosité. D’autres sont certainement inconscients de leur conduite. Il n’empêche que nous sommes réellement inquiets et parfois furieux. Nous avons donc installé un bâton qui dépassent de notre chargement pour obliger les véhicules à faire un écart. Cela ne nous est pas arrivé souvent, mais cette fois, nous sentons que c’est une nécessité.

Xavier

 

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