X

Recherches fréquentes

Alaska

En direction de Fairbanks

10 janvier 2020

 Nous entrons dans les forêts de peupliers faux-tremble

Avec un vent de dos, nous volons littéralement dans le paysage. Traversant des plaines marécageuses, nous suivons le cours de la rivière Nenana. Nous sommes entourés de forêts, les sapins sont accompagnés de peupliers faux-tremble et de boulots.

Le peuplier faux-tremble est remarquable. Il crée des clones naturels par l’extension de ses racines. Ainsi de gigantesques colonies, nommées Pando, proviennent du même arbre souche. Ils sont identiques et ont un réseau de racines communes. Ces Pando sont considérés comme un même organisme vivant, qui le plus lourd et le plus âgé de la planète.

 Fibie et Nayla s'amusent dans leur nouvelle "maison"

Avec l’euphorie de notre avancée, notre vision pour la suite se modifie. Après Fairbanks, nous commençons à imaginer rouler jusqu’à Whitehorse au Canada. Il y a 1 000 km avec des possibilités de ravitaillement limités, mais à l’allure où nous roulons, cela nous donne envie de tenter l’expérience. La majorité de nos plus grandes décisions ont été prises sur le vélo, lorsque dans le mouvement et la félicité du voyage notre vision s’éclaire pour imaginer de nouvelles contrées à explorer. 90 km plus loin, nous rejoignons l’embouchure entre la Nenana et le fleuve Tanana. Nous y découvrons un petit lac. Avec un soleil radieux et chaud, nous jouons dans l’eau qui nous paraît presque chaude, après celle glacée des rivières.

Et là soudain, il y a un grand «splash».

«Un castor», crie Nayla. «Regarde Fibie! Il plonge dans l’eau.»

 Nayla et Fibie jouent au bord du lac au castor

Nous partageons cette petite crique avec des castors. C’est extraordinaire toute la faune que nous pouvons observer ici en Alaska. Ce matin aussi, nous avons aperçu une femelle orignal. Nayla décide d’en apprendre plus sur les castors pour son école. Elle découvre alors que son aliment préféré est le peuplier faux-tremble.

Nous construisons un petit tipi près du campement

Finalement, Nayla et Fibie jouent jusqu’à 23 heures dans le lac. Sans nuit, l’horloge biologique suit un autre rythme. La fatigue du lendemain et les grandes dénivellations des montagnes vallonnées diluent un peu notre enthousiasme. Ce ne sera pas si facile d’atteindre Whitehorse. Pourtant, le soir, nous avons une vue plongeante sur la plaine de Nenana. C’est somptueux et sauvage à perte de vue. Alors que nous contemplons le paysage, Nayla et Fibie, elles, sont occupées à fabriquer un tipi!

Xavier

 

 

Retour au blog