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Canada

Haines Pass

23 juin 2020

Ski de randonnée à Rainy Hallow

Nous traversons en voiture des paysages sauvages sans aucune habitation, sur plus de 100 km. Nous passons à côté des faces enneigées, des hautes montagnes, des pics rocheux et des lacs gelés. Il n’y a que la puissance de la nature. Au passage, nous rencontrons d’énormes orignaux, qui commencent à se battre et un renard roux avec une queue magnifiquement touffue. Nous rejoignons Haines Pass, un des trois seuls cols qui permettent de rallier la côte Nord-Ouest du Pacifique. La route se poursuit en direction de la petite ville de Haines en Alaska, mais nous nous arrêtons au sommet. Là, nous sommes retournés à la toundra arctique. Le col n’est pas un petit passage, mais un gigantesque plateau qui s’étend pour rejoindre les hauts sommets. Les distances sont inimaginables. Il faut facilement quatre heures d’approche en ski pour arriver au pied des premières pentes.

Un panorama à couper le souffle

Nous sommes venus faire du ski de randonnée. Le col de Haines reçoit une partie des précipitations de la côte, donc des chutes de neige abondantes. Partis de -30 °C à Haines Junction, les températures sont généralement plus clémentes ici et nous avons gagné 10 °C. Pourtant le vent a soufflé trop violemment lors de la tempête de neige d’hier, rendant les conditions et le manteau neigeux instable. Nous poursuivons en direction de Haines jusqu’à Rainy Hallow, une pente à l’abri du vent, dans les arbres, avec une inclinaison moins élevée. 25 à 30 centimètres de poudreuse nous attendent. Nous montons lentement avec les peaux sur les skis. Nous avons évidemment pris un détecteur d'avalanche, une pelle, une sonde et tout le nécessaire.

 Nous apercevons le Haines Pass

L’ascension est magique, chaque pas nous emmène un peu plus haut. Les paysages se dévoilent petit à petit dans leur grandeur, sous un ciel bleu parfait. La descente nous offre une poudreuse légère et incroyable. Au point que nous remontons par quatre fois la pente. Cela ravive des souvenirs et un plaisir décuplé par cette activité qui nous manque parfois.

Au retour, le Haines Pass est soufflé par un vent violent qui réduit dangereusement la visibilité. Notre choix était le plus judicieux.

Moment de fantaisie au sommet

Mais l’histoire du col de Haines ne peut pas se terminer sans parler de la rencontre avec Claude Vallier. Un guide de montagne français qui a immigré au Yukon. Il a écrit des guides pour le ski de randonnée dans la région. Nous l’avons rencontré à Whitehorse et instantanément le lien s’est créé. Claude, c’est surtout un personnage et aujourd’hui un ami. Père de 2 filles, il les a emmenés skier au cœur du parc de Kluane, au milieu du plus grand massif glaciaire après les pôles. Une gigantesque expédition en famille.

Céline et Xavier

 

 

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