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Jasper

19 avril 2020

Centre de la paisible ville de Jasper

Le tonnerre est furieux, la foudre éclate. Cette fois, ce n’est pas loin de la tente. Nous avons encore les oreilles bourdonnantes du fracas de l’impact. Nous sommes à Jasper et attendons patiemment une ouverture météorologique pour pouvoir traverser la Promenade des glaciers. Mais la pluie continue de rythmer nos journées.

Les wapitis viennent se balader près de la tente

L’entrée dans Jasper nous a séduit, ce petit village a une âme et une ambiance bien particulière. Très touristique, chaque détail a été réfléchi et compose un tout chaleureux, malgré le monde. C’est surtout le cirque de montagne qui l’entoure qui crée sa magie. Le paysage est spectaculaire et de nombreuses rivières et lacs bleus turquoise donnent des vues incroyables. Pourtant les gigantesques forêts se sont transformées et portent une couleur rouge. Le dendroctone du pin ponderosa les a tous asphyxiés. Semblable à un petit scarabée de 5 mm, le dendroctone creuse des galeries dans les pins et pond ses œufs sous l’écorce. Puis il infecte l’arbre avec un champignon qui transforme les tissus de l’arbre en nourriture pour les larves. Le processus bloque la circulation des nutriments et tue l’arbre. Autrefois, les feux de forêt faisaient partie du processus de régénération, mais depuis 1909 Parc Canada a choisi de gérer les feux de forêt et de les éteindre. Et ainsi la forêt est devenue de plus en plus mature. Sans feu, les forêts ont perdu de leur biodiversité et les risques d’un incendie majeur sont devenus encore plus grands. Sans feu et avec des hivers plus doux, l’infestation par le dendroctone a gagné du terrain. Certaines années, ils peuvent même pondre deux fois. Des hectares de forêts sont touchés et en même temps c’est aussi une forme de régénération. Une fois que toutes les aiguilles des conifères sont tombées, les rayons du soleil atteignent le sol créant ainsi un nouvel habit et une diversité accrue d’espèce végétale.

Au départ de Japser

Le bruissement d’un pas, un deuxième... Xavier sursaute dans la tente. Il l’ouvre et découvre un mâle Wapiti juste à quelques mètres. Avec ses larges bois, il est magnifique. C’est la période de rut, il est à la recherche des femelles que nous découvrons un peu plus loin. C’est exceptionnel de pouvoir les voir de tout prêt. En même temps, durant cette période, les wapitis peuvent être agressifs. Nous sortons tous de la tente pour les observer d’un peu plus loin.

Céline

 

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