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Alaska

Juneau

29 février 2020

 Centre de Juneau depuis le Mt Roberts

Juneau, la capitale de l’Alaska se dessine face à nous. Cette ville est accessible uniquement par bateau ou avion, aucune route n’en sort. Elle a pourtant toujours été un centre important le long de la côte de l’Alaska du Sud-est.

Les hautes montagnes s’y déploient dans des pics lacérés, toujours recouverts de neige. La langue du glacier Mendenhall rejoint quasiment l’océan de l’Inside Passage. Ses gigantesques séracs ainsi que ses profondes crevasses permettent de saisir la dimension démesurée de ce fleuve de glace. Et alors que le bleu irisé de la glace recouvre la vallée, les forêts denses tapissent les pans des montagnes jusqu’à rejoindre une végétation alpine sans arbre. Ces forêts pluviales froides sont composées par une végétation luxuriante, nourrie des précipitations abondantes qui tombent presque 220 jours par année et créent un climat humide et froid.

La langue glacière de Mendenhall

Nous sommes accueillis chez mes amis. Ces amitiés se sont créées il y a plus de quinze ans lorsque je suis venue étudier en Alaska. Je pose le pied à Juneau et me sens instantanément chez moi. Ce lieu m’habite et m’accueille. Tous mes ressentis sont enivrés par cette profonde sensation d’être intimement lié à la puissance de ce lieu. Les retrouvailles sont douces, pleines d’enthousiasmes et de rires, qui soulignent la profondeur des amitiés. Nous sommes accueillis bras ouvert avec la dégustation de la chair savoureuse des crabes royaux, des saumons frais et des flétans frits.

Arbres gigantesque sur l’île de Douglas

Ce matin, je pars courir dans la forêt. La lumière traverse la canopée en faisceaux lumineux. Avec le silence ambiant, j’ai la sensation d’entrer dans un sanctuaire. Je perçois l’énergie qui entoure chaque plante, donnant une luminosité particulière à tous les verts qui encerclent le sentier. La forêt est si vivante qu’à chaque respiration, je me sens un peu plus éveillée, vibrante. J’ai la sensation de voler, tellement chaque regard m’emporter dans une sensation de gratitude et plénitude. La beauté est telle qu’au lieu de la regarder de l’extérieur c’est comme si je pouvais y pénétrer. Elle m’entoure, elle me nourrit, elle m’enveloppe, je suis unie avec elle. Au même moment, une loutre plonge dans le lac de Auke Bay.

Vue sur Auke Bay

Plus tard, nous empruntons un sentier dans les forêts de l’île de Douglas. Les arbres gigantesques s’élèvent et l’odeur vive des conifères emplit nos poumons. Alors que nous marchons lentement, chaque pas est ponctué par les exclamations des filles. Les arbres sont majestueux et les lichens qui les habillent leur donnent des formes inhabituelles. Elles inventent alors des histoires de lutins et de fées jusqu’à ce que nous rejoignons l’océan. Silence face à la pureté du panorama, puis Fibie prend un galet pour le jeter dans l’eau.

Céline

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