Les peuples des Premières Nations du Yukon | Coopération
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Yukon Canada, Juillet 2020

Les peuples des Premières Nations du Yukon

01 septembre 2020

Cabane construite par les chercheurs d’or. Juillet 2020

Dans le Yukon, il existe quatorze Premières Nations. Au fil des millénaires, les hommes et les femmes présents sur cette terre ont créé des cultures et des langues diverses. Ils ont donné naissance à de nombreuses traditions, ils ont créé des légendes et des mythes fondateurs, ils ont inventé de normes sociétaires et des manières de vivre en communauté. Chacune de ses premières nations est unique, dans sa manière de voir le monde, dans la diversité des territoires qu’ils habitent. En relation à leur environnement, ils ont créé un système qui a fonctionné durant des générations. Les Premières Nations du Yukon font partie de deux grandes familles linguistiques: L’athapaskan et le tlingit, qui ont formé 8 dialectes différents: Le tutchone du Nord, le tutchone du Sud, le gwitchen, le han, le haut tanana, le tagish, le kaska et le Tlingit de l’intérieur.

Totem des Premières Nations. Juillet 2020

La Première Nation du lac Kluane, de Champange et Aishik chassaient, pêchaient, trappaient sur leur territoire traditionnel. Suivant les déplacements du gros gibier, ils étaient principalement nomades, mais aussi commerçants avec les autres nations. Le lien à la terre était au centre de leur spiritualité, mais c’est surtout la notion d’interconnectivité qui était importante. Cette notion centrale dans laquelle toutes les choses sont liées entre elles. L’équilibre provient d’un profond respect de la Terre, des animaux et de la nature en tout temps. Ils fonctionnent dans un système de clan et les mariages devaient toujours avoir lieu avec un homme ou une femme du clan opposé. C’était aussi une société matrilinéaire. Le peuple a évolué durant des millénaires sur la base d’une tradition orale, mais rien ne les avait préparés aux changements radiaux apparus avec l’arrivée des premiers colons et des chercheurs d’or. Puis en 1942, l’armée américaine a commencé à construire la route de l’Alaska. Un gigantesque chantier qui transforma à jamais le paysage. Elle a ouvert la région, mais elle a aussi amené les maladies. Une grande majorité de la population autochtone a péri à cause des épidémies.

Puis la création du sanctuaire faunique de Kluane en 1943 avait pour but de contrer la chasse démesurée pratiquée par les nouveaux arrivants. Malgré la protection de la faune, ce sanctuaire a eu de graves conséquences d’interdire l’accès aux territoires traditionnels. Eux aussi avaient l’interdiction de chasser sur cette terre qui était alors la leur.

Lien à la terre et au esprit de la nature. Juillet 2020

Depuis, de gros changements n’ont pas cessé de bouleverser leur mode de vie. Un des plus brutaux fut les internats. Le premier a été instauré sur le territoire en 1911 à Carcross. L’un des objectifs principaux était de permettre aux enfants des Premières Nations de s’adapter à la société canadienne. Par conséquent, les enfants ont été arrachés à leur famille, leur langue et le mode de vie traditionnel afin de leur assurer une scolarité. Cela généra une cassure gigantesque pour les peuples autochtones. Aujourd’hui, il existe encore de nombreuses difficultés et le chemin de la réconciliation est en court.

Les dysfonctionnements familiaux, les problèmes d’alcool et de drogue sont ainsi des problématiques que les Premières Nations doivent affronter. À un niveau individuel, la question est de trouver sa place dans le monde moderne entre deux cultures et manière de voir la vie est centrale. «Qui suis-je et comment puis-je respecter tous les aspects qui aujourd’hui font partie de moi?»

Céline

 

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