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Vivre en confinement

06 avril 2020

Nous vous faisons parvenir l'énergie des vastes espaces
et les intenses lumières du Grand Nord

Pas si simple de vivre le confinement. Soudain, nous devons côtoyer l’être aimé nuit et jour sans échappatoire, de même pour nos enfants, nous qui avons rêvé de passer plus de temps avec eux. Maintenant, comment trouver l’équilibre alors que toutes les données sont mises à zéro pour tous. Comment pouvons-nous vivre ensemble en harmonie? Comment pouvons-nous accepter les différences de chacun et apprendre à respecter l’autre tout autant que soi-même?

Pour nous, à la fin de chaque journée, nous nous retrouvons confinés dans le petit espèce de notre tente. Là aussi, il n’y a pas d’échappatoire. Petit à petit, nous avons compris que notre état d’âme ne dépendait pas de l’autre, mais bien de nous-mêmes. Nous avons appris à prendre la pleine responsabilité de nos ressentis, de nos colères, de nos frustrations, de notre mal-être.

Il y a toujours des jours qui commencent moins bien, souvent il ne suffit que d’une goutte pour faire déborder le vase. Il y a alors toujours un idiot sur la route ou notre collègue que nous ne supportons pas sur lequel nous pouvons déverser notre flot d’injures et de tension. Cette fois, l’idiot et le collègue ont disparu. Il ne reste plus que le partenaire et/ou les enfants. Ce seront eux les libérateurs de la tension, c’est désormais eux qui feront miroir. Nous avons alors le choix de blâmer l’autre pour le mal-être qui est en nous ou bien de voir en nous ce qui est en train de se jouer.

Si nous acceptons de sentir ce qui vibre en nous, nous allons découvrir des milliers de nouvelles sensations que peut-être nous n’avons jamais ressenties, des tensions dans les mâchoires, dans le plexus solaire, au niveau de la gorge... Ces sensations nous montrent le chemin, il suffit de les écouter. En les écoutant, elles vont peut-être nous indiquer une émotion, un état dans lequel nous nous sentons. Mais combien d’émotions sommes-nous capables d’identifier chez nous? Essayez d’en identifier 5, puis 10, puis 15 puis 20. Oui il y a la colère, la tristesse, la peur, la joie et la culpabilité. Il y a joyeux, mais aussi confiant, épanoui, ravi... Il y a tout un panel d’émotions, des nuances dans les ressentis que l’on peut apprendre à nommer.

Avoir conscience de l’état dans lequel nous nous trouvons est la première clé pour trouver l’équilibre et l’harmonie. Il est ensuite plus facile de définir quels sont nos besoins. Finalement de quoi avons-nous besoin? Et comment pouvons-nous agir pour répondre à nos propres besoins?

Ce n’est qu’à ce moment que la communication peut entrer dans le jeu. Une fois que nous sommes au clair avec nos sensations intérieures, notre état émotionnel et nos besoins, nous pouvons avoir une communication respectueuse, à la fois de l’autre, mais aussi de sois-même. Bien souvent lorsque nous réagissons à l’autre, nous exprimons un manque chez nous. L’identifier permet les bases d’une vraie communication.

Céline

 

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