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Alaska

Windy Arm

18 février 2020

Le panorama sur «Windy Arm»

Ce soir les filles sont parties explorer la forêt. Nous sommes au bord du lac Émeraude, un nom qui illustre la couleur de son eau cristalline et claire comme une source. Pourtant, les nuages recouvrent le ciel et ne rendent pas honneur à sa beauté. Nayla et Fibie s’y sont baignées malgré sa température, juste pour le plaisir d’entrer dans cette eau si belle. Par contre, elles ont rapidement trouvé la source de leur émerveillement dans les bois. Là dans des troncs recouverts de mousse, elles ont déniché une petite cabane pour les fées et une à leur taille. Elles explorent les lieux dans le silence avec un grand respect, comme si elles entraient dans un sanctuaire. Puis leur excitation retentit dans la forêt. Elles courent à la recherche de matériaux pour faire des finitions et apporter leurs touches à cette création. Elles parlent aux fées et les invitent à prendre possession de cette petite maison construite en leur honneur. Elles plongent dans un monde magique qui les transporte jusqu’au sommeil, bercée par le souvenir d’un tour en canoë sur un petit lac lors de notre pause de midi. Nous apprécions la quiétude qui se révèle de ce lieu, une sorte de cocon dans les bois, tapissé par la mousse verte lumineuse.

 Céline et Nayla longeant le lac

Le lendemain, nous sommes détrempés par une pluie diluvienne, les jambes lourdes de la dénivellation, mais lorsque nous arrivons à «Windy Arm» le panorama s’ouvre. Nous sommes face au fabuleux spectacle du lac Tushi. Les hautes montagnes s’élèvent autour de nous. Habituellement, un vent violent habite le paysage mais là pas un souffle. Nous pouvons nous imprégner de la pureté du lieu, et de son extraordinaire beauté. Un pygargue à tête blanche se pose au même moment sur la pointe d’un conifère, apportant la dernière touche au tableau.

Un pygargue à tête blanche sur la pointe d’un conifère

La magie se poursuit, nous dormons au bord de ce même lac. Un lac gigantesque et étendu en de longs bras, qui en ce lieu est appelé Tagish. Là, nous posons notre tente sur la plage de galets noirs. Au cœur des somptueux paysages, seuls face à la nature, nous savourons chaque respiration, chaque rire des filles qui jouent avec l’eau, plongés dans l’instant présent avec une profonde gratitude.

Céline

Fibie au bord de la tente en fin de journée

 

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