Grimpe sportive à Val-David | Coopération
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Québec, Octobre 2020

Grimpe sportive à Val-David

08 janvier 2021

En direction de Val-David


En pleine montée, j’entends un fort craquement provenant du vélo à Xavier. Il jure avant de devoir poser pied-à-terre. Plus de 20’000km avec nos chaînes et cassettes, elles sont si usées que les montées deviennent presque impossibles. La chaîne saute et le pédalier tourne dans le vide puis avec un grand fracas permet à nouveau une traction. Nous espérons que nous vélos nous emmènent jusqu’à notre prochaine destination qui n’est pas encore réellement définie. Les incertitudes concernant la situation mondiales s’accentuent de jour en jour.

 

Arrivés au Val David, nous entrons dans ce village et sommes accueillis par la famille de Jean-François et Isabelle qui nous invite à planter notre tente dans le jardin. Isabelle nous explique que Val-David est un village d’artistes. De nombreux sculpteurs, peintres, musiciens, écrivains et danseurs y vivent. Il est ainsi reconnu pour sa communauté alternative. Jean- François est tout juste arrivé qu’il nous propose d’aller faire de l’escalade avant la tombée de la nuit. Malgré la fatigue du vélo, nous sautons sur l’occasion et allons tous ensemble grimper sur les parois du parc régional de Val David - Val Morin. C’est une des destinations de grimpe sportives les plus populaires dans l’est du Canada, avec plus de 500 voies. Le parc de 800 hectares est une forêt protégée et une destination pour les activités de pleine aire et l’écotourisme en été comme en hiver.

Nayla prend plaisir à escalader la paroi rocheuse.


Face aux falaises entourées des arbres aux parures automnales, Nayla met son baudrier alors que Fibie est impatiente d’essayer elle aussi. Les enfants d’Isabelle et Jean-François s’élancent dans du 6a alors que Nayla longe une fissure qui la conduit au sommet de la falaise d’une trentaine de mètres. Assurée en moulinette, elle est confiante et grimpe avec aisance. Il faudra quelques mètres pour qu’elle ose s’éloigner de la falaise afin de descendre en rappel. Près du sol, elle s’élancera dans les airs, les jambes perpendiculaires à la paroi avec grand plaisir. Fibie prend le relais. Elle adore grimper, et s’amuse à escalader les petites roches qu’elle découvre. Ainsi, elle est ravie de pouvoir poursuivre plus loin, jusqu’au moment où les prises deviennent un peu éloignées. Soudain, elle se rend compte que le sol est déjà loin. Elles auraient encore grimpé durant des heures, mais il commence déjà à faire sombre. C’est avec regret que nous rentrons.

Fibie grimpe sans la moindre hésitation.

Nous passons la soirée à partager avec cette famille enthousiaste et dynamique. Jean-François nous parle de son expédition dans l’Arctique et de leur nouvelle passion pour l’escalade. Chaque jour nous rappelle que l’hiver va bientôt arriver. Nous devons ainsi poursuivre notre route, même si nous serions bien restés quelques jours supplémentaires.

Céline



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