Le retour des oiseaux | Coopération
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Québec, avril 2020

Le retour des oiseaux

12 juin 2021

Ce matin, le vent est hurlant. Il crée de grosses vagues sur le lac. L’eau est sombre, presque noire. Elle est tumultueuse. Par sa force brutale, elle pousse la glace, qui forme des tas de près de 2 m. Soudain, le vent tombe, nous profitons du ciel bleu pour aller jouer sur la plage. Nous prenons les vélos et roulons face à ce paysage enchanteur. Le soleil printanier chauffe le sable et de la vapeur d’eau s’élève dans les airs. Elles composent une brume qui danse dans le souffle du vent. Elle rend le lieu mystérieux. Nayla aime apparaître dans ses vagues de nuage, puis disparaître. Nous avons la sensation qu’elle joue avec l’invisible.

Le retour des oiseaux migrateurs

Chaque jour, nous observons des transformations dans le paysage qui nous entoure. Le barrage du lac Saint-Jean est fermé et le niveau de l’eau augmente chaque semaine de 15 à 20 cm. Vu que le fond n’est pas abrupt, mais descend lentement, cela crée une grande différence. Chaque jour, l’eau se rapproche. Et puis Fibie a découvert sa première fleur. Un tussilage jaune lumineux. Elle était tellement euphorique. Elle a souhaité les laisser. Il ne fallait surtout pas prendre la première fleur. Elle était alors si déçue de les voir fermées le lendemain matin. Les fleurs attendaient simplement le soleil pour s’ouvrir. Les arbres aussi se transforment. Les premiers bourgeons commencent à apparaître, mais leurs fleurs et leurs feuilles n’ont pas encore éclos.

Les oies et les canards nous survolent par centaines

Aujourd’hui, Nayla et Fibie ont décidé ainsi de faire du land art. Elles composent un dessin fait uniquement d’objets naturels qu’elles ont récoltés aux alentours. Elles courent, cherchent, découvrent, soulèvent, inventent, créent. Elles utilisent les plumes que les oiseaux ont laissées, le bois rapporté par les vagues, les herbes sèches, des pives, des cailloux, tant d’objets naturels qui composent finalement une œuvre d’art éphémère. Alors qu’elles continuent leur projet créatif, un vol d’oies en formation les survole. Elles s’arrêtent et s’émerveillent face à la beauté de leur passage.

Nous prenons les vélos dans les vagues de brume.

L’arrivée des oiseaux migrateurs apporte de la vie au lac. Chaque jour, ils passent au-dessus de nous, traversent l’horizon, parfois par centaines. Les canards et les oies reviennent, nous avons même vu nos premières bernaches, la plus grande des oies noires. Son cou et sa tête sont noires, sauf ces joues qui elles sont blanches. La bernache a une envergure qui peut atteindre plus de 180 cm. Elles sont majestueuses. En vol, elles forment un V, ce qui leur permet d’offrir une protection à celles qui se trouvent derrières. Elles doivent ainsi fournir moins d’efforts grâce aux turbulences produites. Lorsque les oies en tête sont fatiguées, elles se déplacent à l’arrière pour se reposer. Ces oies viennent des régions plus au Sud pour se reproduire au Canada et ici au Lac Saint-Jean. Plusieurs fois par jour, nous les observons en vol, et sommes émerveillés par leur présence.

Céline

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