Vivre dans une yourte au Québec | Coopération
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Québec, Printemps 2021

Vivre dans une yourte au Québec

03 juin 2021

Gabrielle et Mathieu vivent une grande partie du temps dans une yourte au milieu des bois. Construite avec une toile étanche blanche, contrairement au feutre en Mongolie. Le climat humide de la région impose cette nécessité. L’intérieur est à la fois douillet, à la fois épuré. C’est un petit nid, un lieu de douceur, de simplicité, d’espace libre et de détente. Une baie vitrée s’ouvre sur la forêt. Les oiseaux viennent se nourrir des graines que Gabrielle et Mathieu ont déposées dans mangeoires et abris. Les écureuils en profitent aussi. Nayla et Fibie sont ravies de les observer. Elles se sentent des invitées parmi les habitants de la forêt. La nuit, les chouettes et les hiboux Grand-Duc hululent. Ils communiquent dans la pénombre illuminée par la pleine lune. Le sommet de la yourte est composé d’une bulle en verre et parfois les étoiles s’y dessinent. Un petit poêle permet de chauffer l’intérieur. Il apporte cette douce chaleur, et sa lumière flamboyante.

La yourte vue du ciel à la tombée de la nuit

Gabrielle et Mathieu nous invitent à y passer la nuit alors qu’ils sont absents. Les filles sont ravies. Elles entrent dans cette maison comme dans un lieu sacré. Le son pénètre à travers la toile et nous nous sentons dans un sanctuaire au coeur de la forêt. La forêt, Nayla et Fibie l’ont explorée toute la journée. Elles ont découvert un gigantesque cerisier sauvage. Son tronc était creux. Elles se sont ainsi installées dans l’arbre pour y jouer. Elles ont reconnu la maison des lutins dans une souche à la forme inspirante, artistique et élégante. Elles ont trouvé une source d’eau qui s’écoule sous les racines d’un érable. Pour Nayla et Fibie, les fées de l’eau y ont élu domicile et elles leur apportent de petits cadeaux.

Un intérieur chaleureux et douillet
 

Nous rencontrons aussi un porc-épic. Nous sommes émerveillés par cet animal, sa manière de se mouvoir et de grimper aux arbres, la grandeur de ses piquants. Cet animal nocturne survit aux rigueurs de l’hiver en mangeant principalement des écorces. Nayla et Fibie continuent de l’observer alors qu’il est figé en hauteur sur un arbre. Par moment, il bouge et nous regarde, pourtant ces épines sont encore dressées. Il a certainement peur et se protège.

Fibie à l’intérieur d’un tronc de cerisier sauvage.

Le retour dans la forêt nous inspire. Tous ces mois, face à l’immensité gelée du lac Saint-Jean, sans protection dans la puissance des intempéries et les tourments du vent, nous retrouvons la forêt comme un havre de paix et de vie. Les arbres nous apportent de la douceur. Lentement, la vie renaît de l’hiver avec les quelques rayons du soleil et les températures un peu plus clémentes. Nous sommes portés par toute cette magie qui se déploie autour de nous.

Céline

 

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