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Facebook, Netflix et Spotify, héros modernes du congé paternité

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30 novembre 2015

Les Etats-Unis? Le seul pays au monde, avec la Papouasie Nouvelle-Guinée, à ne pas avoir instauré de congé maternité officiel. Alors ne parlons même pas du congé paternité côté US, une sorte de concept de science-fiction là-bas aussi surréaliste que le sabre laser de Star Wars.

Sauf peut-être en Californie, où une loi autorise théoriquement les papas à rester six semaines à pouponner. Théoriquement... Parce que dans les faits, parce que les mentalités sont encore restées coincées aux années 50 et que les entreprises n'ont pas franchement envie d'intégrer cette nouvelle donne, la plupart des hommes concernés ne prennent que quelques jours.

Mais l'absence de telles dispositions pour les jeunes parents semble quand même nourrir un sentiment de culpabilité chez certains entrepreneurs américains. Pour ne pas dire de honte. Si prémisses de changement il y a, c'est peut-être vers les firmes majeures du 2.0. et leur management «à la cool» (qui cache toujours un petit caractère intéressé question productivité réelle) qu'il faut se tourner.

De rien à six mois complets

Voilà en effet que Mark Zuckerberg (ce big boss hyper-cool qui traîne en sneakers et a créé un profil pour son chien Beast), à l'orée de devenir père, annonçait récemment vouloir prendre un congé paternité de deux mois. Dans un pays qui souvent ne propose que trois semaines de repos payées, autant dire que c'est un peu comme prendre dix années sabbatiques consécutives.

Bien sûr, les mauvaises langues souligneront qu'avec quelques dizaines de milliards de dollars au chaud à la banque, on peut se permettre ce genre de pause sans courir trop de risques. Reste que le patron de Facebook veut aller plus loin: il entend dès 2016 légaliser un congé parental de plusieurs mois pour les employés du réseau social. Quatre mois, dit-il, accessibles aux jeunes papas hétérosexuels comme homosexuels. Waouh, révolution outre-Atlantique.

Facebook et autres tsars du web

Très bonne nouvelle, oui, mais pour l'aspect pionnier de la démarche, c'est loupé. Avant lui (cet été même), la société Netflix déclarait déjà mettre en place des congés parentaux rémunérés au bénéfice des «nouvelles mamans et des nouveaux papas, pour leur permettre de disposer d'autant de temps qu'ils le souhaitent pendant la première année après la naissance de leur enfant ou après une adoption».

Et le 19 novembre dernier, Spotify, cette entreprise phare du streaming, révélait sur son site la création d'un congé parental de six mois et payé à 100%  du salaire pour ses collaborateurs. Merci malgré tout cher Mark Zuckerberg, même si cette fois tu n'es pas le premier, ta notoriété et l'audience de Facebook pourraient bien contribuer à installer durablement le congé paternité – et maternité – dans le paysage économique américain.


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