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Ces applis qui en montrent (un peu) plus sur le fonctionnement de leur algorithme

10 avril 2019


Il y a quelques années encore, les algorithmes employés par les géants du web étaient à peu près aussi mystérieux que le nom du chat préféré de la grand-mère de Toutankhamon. Mais cette ère de la nage (ou plutôt du surf) en eaux troubles est en train de vaciller. Après moult scandales, mensonges et autres réponses évasives de la part de certains dirigeants de réseaux sociaux et d’applis en vogue sur leur fonctionnement, le trend est à la transparence. 
Sans doute pas par choix, entendons-nous bien. 

Face à la méfiance, voire la défiance d’un nombre toujours plus grand d’internautes et de gouvernements, il n’y a pas d’autres options que de lâcher du lest, en espérant que les esprits se calment. Très critiqué sur l’hermétisme de sa mécanique interne, Tinder a ainsi récemment opéré une série de changements visant à rétablir la confiance. L’appli de drague renonce notamment à son système de score de désirabilité, qui consistait à évaluer par une note la valeur marchande d’un inscrit au Wall Street de l’amour. 

Pratiques obscures

Moche, analphabète, ermite, avec des goûts musicaux à vomir, et vous étiez bon pour les tréfonds de l’échelle de notation. Physique de Ryan Gosling ou de Bella Hadid croisé avec une divinité grecque croisée avec un calendrier Pirelli, double doctorat, assailli(e) H24 par une foule en délire comme la Joconde en plein mois d’août, et Tinder vous classait en haut du tableau.

Evidemment, après vous avoir jaugé, selon des critères pas toujours clairs, et ce sans jamais vous communiquer votre résultat, le sympathique algorithme vous mettait prioritairement en relation avec des gens ayant un score proche du votre – merci pour la triple couche d’homogamie. On comprend alors pour quoi la révélation en catimini de ce système de notation, début 2016, avait rapidement fait polémique. Mais voilà que les dirigeants de l’entreprise font machine arrière. Ceux-ci annoncent avoir supprimé la note de désirabilité dès ce printemps, et font même un peu la lumière sur les entrailles de leur algorithme...

Les équations se mettent à nu

Pour espérer avoir des matches sur Tinder, donc? Il faut se connecter souvent, le système étant programmé pour mettre prioritairement en relation des personnes actives online et donc susceptibles d’être vraiment motivées par des rencontres. Enfin un conseil qui rend l’utilisateur un peu plus maître de son destin. De son côté, lui aussi longtemps pointé du doigt pour la complexité et les secrets de son algorithme, Facebook a récemment décidé de faire preuve de bonne volonté en aménageant le modèle de sa newsfeed. 

Tout utilisateur pourra bientôt savoir pourquoi tel post d’ami apparaît dans son fil d’actualité, en cliquant sur un nouvel onglet dans le menu déroulant en haut à droite, intitulé «pourquoi je vois cette publication». La fonctionnalité, qui était jusqu’ici seulement présente pour les publicités, donne ainsi des informations sur la logique bien à lui de l’algorithme facebookien. Une cure de transparence, qu'on espère être une tendance de fond, et qui fera le plus grand bien dans un univers numérique souvent trop cryptique.


Et quelques liens


Tinder abandonne enfin sa "note de désirabilité"

I Found Out My Secret Internal Tinder Rating And Now I Wish I Hadn’t

Tinder explique comment obtenir plus de matches... et c'est très simple

Facebook lance la fonctionnalité “Pourquoi est-ce que je vois ça ?” dans le fil d’actualité

 

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