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On ne pourra peut-être plus partager tout ce que l'on veut sur Instagram

22 octobre 2020

 

Pour répondre aux attentes des photographes et autres artistes visuels, qui s'estiment parfois pillés, le groupe Facebook envisage de durcir les conditions de partage de certains clichés.

Partager, l'un des piliers fondateurs de tout réseau social. Sauf que les choses, dans ce domaine, vont peut-être vivre une révolution. Facebook est en effet en train de plancher sur de nouveaux outils visant à renforcer la notion de droits d'auteurs sur ses différentes applis. Jusqu'ici, il faut dire, les règles en la matière sont restées relativement floues, voire différentes selon les pays. Les publications sont certes censées appartenir à leur auteur, mais une certaine acceptation tacite semble valoir sur le partage et la diffusion par les autres utilisateurs.

Les mèmes, par exemple, une fois lancés sur la Toile, deviennent une sorte de bien collectif dont il est quasi impossible de définir le créateur. Le phénomène est encore plus spectaculaire sur Instagram, où d'innombrables comptes ne vivent que du repartage d'images, ayant autoproclamé que la seule mention du crédit était suffisante pour pouvoir piocher chez n'importe qui.

Freiner le partage sauvage

Le problème, d'une part, est que des internautes vont ainsi acquérir une grande visibilité grâce au travail d'autrui, parfois en entretenant, par omission, l’ambiguïté sur l'origine des clichés publiés. L'utilisateur pressé ne verra sans doute pas qu'un crédit figure sous le post et pensera qu'il provient du compte où il apparaît. Dommage pour les vrais auteurs.

D'autre part, cette manie de la republication sauvage de photos parfois professionnelles empêche les photographes d'avoir une maîtrise sur la temporalité et les régions où devrait théoriquement s'exercer leurs droits d'auteur. Mais le groupe Facebook a annoncé vouloir apporter des modifications pour mieux encadrer le partage des œuvres graphiques. Dans ses cartons? Un projet qui permettrait aux auteurs des photos de paramétrer la manière avec laquelle leurs clichés peuvent apparaître en ligne.

L'outil, qui serait assez similaire à ce que l'entreprise offre pour les vidéos et les titres musicaux, offrirait aux utilisateurs la possibilité de restreindre la diffusion anarchique de leur matériel et de pouvoir défendre leurs droits en cas de tentative de réappropriation par un tiers. Instagram espère ainsi favoriser le partage raisonné et respectueux plutôt que «la régurgitation» en masse du travail des autres.

Et quelques liens:

«Les photos Instagram sont-elles libres de droits?», magazine «Marie Claire»

Helping Creators and Publishers Manage Their Intellectual Property

 

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