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Mode

Le wax, ce tissu africain, fait son défilé à Genève

20 septembre 2019
©  WaxUp Africa

Mode: les imprimés wax sont en vogue en ce moment, en Suisse aussi.


On croise du wax partout ces temps: il suffit d’ouvrir les yeux. Ses imprimés colorés, aux mille variations de motifs, pimentent facilement un look. Tissu emblématique de nombreux pays du continent africain, et symbole fédérateur de l'africanité, il s'immisce aujourd’hui dans toutes les garde-robes. 

On a vu ces tissus dans les défilés de mode, chez Dior par exemple, et ils font des émules depuis que la chanteuse Beyoncé en arbore. Porter du wax en 2019, c’est choisir une pièce pointue… 

En Suisse aussi, le wax s'invite dans la rue. «On le voyait déjà l’année dernière, mais depuis cet été il y a une effervescence, les gens osent davantage en porter!» observe Melissa Haguma, de la marque WaxUp Africa, basée à Genève. «Le wax se retrouve aussi dans les vitrines des boutiques de mode, mais aussi de décoration – on reconnaît ses imprimés sur des coussins, de la vaisselle…»

Mais sait-on quelle histoire il y a derrière ces imprimés?

©   WaxUp Africa

Lors du défilé à Genève, des tenues colorées pour femmes, hommes et enfants seront présentées.


Un défilé et une conférence autour du wax à Genève

Pour découvrir le wax et son histoire, un événement est à agender le mercredi 2 octobre au Musée Barbier-Mueller à Genève, dédié aux arts des cultures du monde.

Anthropologue spécialisée dans le textile et la mode en Afrique, Anne Grosfilley racontera l'histoire des peuples du Mali au travers de leurs textiles. Elle a d’ailleurs été consultante pour la Maison Dior sur le sujet. 

Un atelier pour les enfants autour de ces étoffes (15h-17h) et un défilé de mode par WaxUp Africa (19h30) complètent l’événement.

 

 

Inspiré d’Indonésie

A l’origine, le wax est inspiré par le batik, imprimé traditionnel indonésien, qui a été importé par les Hollandais. La production de wax est ensuite industrialisée à la fin du 19e siècle en Hollande et en Grande-Bretagne, et est aujourd’hui concurrencée par la Chine. 

Le continent africain tente de se réapproprier la production de ces textiles, auxquels sa culture a donné sa renommée. C’est dans ce sens que WaxUp Africa a été créé à Genève en 2013: cette marque soutient la créativité africaine en produisant du wax 100% made in Africa. «Nous travaillons avec des artisans dans des ateliers au Ghana et en Côte d’Ivoire. Il n’y a que certaines finitions qui sont faites en Suisse», explique Melissa Haguma. «Nos vêtements sont pensés en équipe en Suisse et conçus et fabriqués en Afrique.»

«La raison d’être de la marque est de mettre en lumière l’héritage textile d’Afrique, qui est riche en savoir-faire et connaissances. En plus du wax, il y a d’ailleurs d’autres tissus qui mériteraient d’être connus.» Pour le moment, WaxUp Africa se concentre sur le wax. Un tissu dont les différents motifs symbolisent autant de messages.

©   WaxUp Africa

Le wax, est né d'un mélange de cultures. Aujourd'hui, à chacun de se l'approprier à sa façon!


Conseils pour adopter le wax

Si vous êtes un peu timides à l’idée d’arborer des motifs wax aux couleurs vives (c’est mon cas !), une astuce est d’y aller par touche. Un top, un sac ou un headband sont faciles à incorporer à un look, portés avec des éléments unis ou aux tons plus neutres, qui calment le jeu. Je me suis lancée avec un haut et un petit sac aux motifs de fleurs d'hibiscus, ce dernier ramené d'ailleurs du Ghana.

Pour Melissa Haguma, il faut simplement se lancer si on aime ces motifs. «La couleur, la vivacité du wax apporte une touche gaie, sur soi et dans la rue ! On n’est pas obligé de porter directement un ensemble, on peut commencer par une jupe en wax, à combiner avec un haut basique, pour harmoniser.» 

Pour elle, il faut oser s’approprier le wax, l'incorporer à son look. Après tout, c'est un tissu né de la rencontre de différentes cultures, qui continuera d'être mis en valeur grâce à de nouveaux métissages.

Mercredi 2 octobre: "Textiles wax: de l'histoire au défilé" avec la Dre Anne Grosfilley, événement co-organisé par WaxUp Africa au Musée Barbier-Mueller. Infos sur le site web du musée


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