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Un travail plein de bon sens

La fondation Rütimattli produit pour Coop des épices Fine Food portant le label Solidarité. Une activité qui «pimente» quelque peu la vie de personnes en situation de handicap mental.

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Monique Wittwer
30 novembre 2020
Theba Grüter (18 ans, à g.), Tim Lutz (23 ans, au centre) et Corinne Amrein (30 ans, à dr.) adorent leur travail dans l'atelier Hüetli à Sarnen (OW), où ils remplissent et étiquettent les épices pour Coop, et les préparent pour le transport vers les magasins.

Theba Grüter (18 ans, à g.), Tim Lutz (23 ans, au centre) et Corinne Amrein (30 ans, à dr.) adorent leur travail dans l'atelier Hüetli à Sarnen (OW), où ils remplissent et étiquettent les épices pour Coop, et les préparent pour le transport vers les magasins.

Il règne une activité intense dans la section Epices de l’atelier Hüetli de la fondation Rütimattli, à Sarnen, dans le canton d’Obwald. Remplissage, étiquetage, filmage et emballage... Jusqu’à 20 personnes en situation de handicap mental travaillent ici.

Des commandes plus importantes

Il ne faut pas traîner, car Coop a commandé cette semaine dix palettes de sel et d’épices Fine Food: 1680 boîtes de Ras el Hanout, 1512 de piment d’Espelette, 1520 de curry de Delhi, 1520 de curry du Sri Lanka, 1520 de Garam Masala, ainsi que 5760 de sel marin, 1500 de fleur de sel, 560 de Murray River Salt Flakes, 2430 moulins à sel marin, 810 moulins à poivre et 1260 moulins en céramique. «Depuis le début de la pandémie, Coop commande des quantités beaucoup plus importantes, déclare la cheffe de groupe Silvia Reinhard (48 ans). Visiblement, les gens cuisinent davantage chez eux.» La fondation Rütimattli offre à environ 170 personnes des emplois protégés dans différents secteurs à Sarnen et Sachseln. L’institution possède aussi un centre d’éducation précoce spécialisé, une école de pédagogie curative et un foyer. Alois Auer (50 ans) dirige le secteur Emploi. Ainsi, en plus de l’atelier Hüetli, il est également responsable de la pépinière Kollegi, de la menuiserie et de l’atelier Büntenpark, qui propose des travaux de métallurgie ainsi que des prestations diverses. Walti Durrer (50 ans) est chargé du remplissage. Il remplit des boîtes argentées de Ras el Hanout. Il est fier de pouvoir travailler sur la machine. Corinne Burch (28 ans) s’occupe de la mise sous film du curry du Sri Lanka. «J’aime beaucoup ce travail.» Quelques mètres plus loin, Tim Lutz (23 ans) étiquette les boîtes d’épices remplies. Il porte presque tous les jours son t-shirt préféré arborant un portrait du conseiller fédéral Alain Berset assorti de l’invitation à se laver les mains. «On me l’a offert en juillet pour mon anniversaire», dit-il. «Toutes les activités me plaisent, et j’ai les meilleurs collègues qui existent», déclare Theba Grüter (18 ans).

La bonne ambiance est évidente dès que l’on entre dans l’atelier. Et tous sont fiers de ce qu’ils font. «Quand ils vont chez Coop avec leurs proches et qu’ils y trouvent des produits qu’ils ont eux-mêmes conditionnés, cela leur procure une énorme confiance en eux», précise Alois Auer. Mais dans les magasins, leur attention se porte sur un autre point, comme l’indique Silvia Reinhard: «Ils regardent si les étiquettes des épices en rayon sont collées correctement et bien droites.»

Soutenir tous ensemble

Le label Solidarité apporte, à divers égards, une valeur ajoutée réelle. Une bonne chose – que l’on retrouve aussi chez Coop. «L’objectif est d’augmenter considérablement nos commandes aux institutions sociales au cours des prochaines années», détaille Kerstin Czermak (59 ans), Brand Group Manager de Solidarité. «Nous souhaitons ainsi proposer aux clients de Coop un vaste choix de produits dont l’achat leur permet de soutenir des institutions et des fondations.»

Acte N° 367

Notre label Solidarité crée des emplois importants

Coop collabore avec plus de 50 institutions et fondations suisses afin de garantir aux personnes en situation de handicap une activité professionnelle adaptée et un emploi sûr. Depuis 2018, le label Solidarité est apposé sur les produits fabriqués ou conditionnés dans ces institutions sociales.

Theba Grüter (18 ans, à g.), Tim Lutz (23 ans, au centre) et Corinne Amrein (30 ans, à dr.) adorent leur travail dans l'atelier Hüetli à Sarnen (OW), où ils remplissent et étiquettent les épices pour Coop, et les préparent pour le transport vers les magasins.

 

Theba Grüter (18 ans, à g.), Tim Lutz (23 ans, au centre) et Corinne Amrein (30 ans, à dr.) adorent leur travail dans l'atelier Hüetli à Sarnen (OW), où ils remplissent et étiquettent les épices pour Coop, et les préparent pour le transport vers les magasins.


Douze millions d’assiettes pleines, ce n’est pas rien! Chaque année, Coop fait don de denrées alimentaires, en excellent état, qui ne peuvent plus être vendues, aux organisations Table couvre-toi et Table Suisse, que le groupe soutient aussi financièrement. Ces associations distribuent de la nourriture aux personnes démunies et aux institutions telles que les cuisines populaires ou les hébergements d’urgence. L’impact de la pandémie de coronavirus constitue une pression supplémentaire sur le budget de nombreux ménages. La demande de produits alimentaires a, de fait, augmenté depuis le printemps.

«Nous avons ajouté au printemps de nouvelles institutions à nos tournées de livraison. Nous prévoyons une nouvelle augmentation de la demande au cours de la deuxième vague et au-delà, car de plus en plus de personnes passent sous le seuil de pauvreté», déclare Andrea Schlenker (50 ans) de Table Suisse.

La hausse de la demande se fait aussi sentir chez Table couvre-toi qui a ouvert deux centres de distribution supplémentaires. Des mesures de protection strictes sont appliquées afin d’écarter tout risque sanitaire lors de la distribution des aliments. «Nous protégeons la santé d’environ 3000 bénévoles, ainsi que celle de nos bénéficiaires», souligne Bettina Vetsch (48 ans), responsable des centres de distribution et des bénévoles. Les représentantes des deux organisations sont unanimes: «Dans cette crise, notre engagement est plus que jamais indispensable.»NKE

Acte N° 105