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Envies de faire et d'agir

Avec la campagne «La volonté d'agir», Coop intensifie son engagement dans le développement durable. Et veut encourager chacun à y participer.

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Heiner H. Schmitt
14 septembre 2020
Pour le chef de Coop Joos Sutter: «Chaque mesure est importante, aussi minime puisse-t-elle paraître.»

Pour le chef de Coop Joos Sutter: «Chaque mesure est importante, aussi minime puisse-t-elle paraître.»

Qu’il s’agisse de l’enfant qui plante des fleurs pour nourrir les papillons et les abeilles, de la colocation qui n’utilise que des produits ménagers respectueux de l’environnement, de la famille qui installe des réducteurs de débit d’eau sur tous les robinets, ou encore de l’agriculteur qui favorise la biodiversité en créant des espaces de vie pour diverses espèces d’animaux et de plantes: tous apportent une précieuse contribution au bien-être de l’environnement.

Nous disposons toutes et tous de possibilités et de moyens différents pour faire bouger les choses. «Mais chaque mesure est importante, aussi minime puisse-t-elle paraître», relève Joos Sutter, président de la Direction générale de Coop. Le Grison de 56 ans en est persuadé: «Seule la multiplication de nos actions nous permettra, par effet de domino, de relever les défis qui nous attendent, notamment en matière de climat. Nous avons donc tous notre rôle à jouer.»

«Nous avons tous notre rôle à jouer pour relever les défis qui nous attendent.»

Joos Sutter

Joos Sutter est lui-même un adepte convaincu des produits alimentaires issus de la production durable: les produits bio, Pro Montagna et Slow Food se trouvent régulièrement dans son panier à commissions. L’an dernier, il a installé trois ruches dans son jardin. «Je suis fasciné par ce qui a changé en termes de biodiversité depuis lors.»

Même pour ce qui est de l’énergie, Joos Sutter pense développement durable. Pour exemple, il a effectué des aménagements dans sa maison selon la norme Minergie et a fait le choix de la géothermie pour préserver les ressources naturelles. «De par mon métier, je suis à l’évidence plus sensibilisé que d’autres à ces thématiques, admet-il. Je m’intéresse aux nouvelles technologies, telles que l’hydrogène, l’utilisation de la glace comme réservoir d’énergie ou la capture du CO₂ dans l’air, que je trouve absolument passionnantes.» Selon lui, la curiosité est un moteur qui incite à agir et à faire bouger les choses.

Chaque action compte

Le milieu professionnel n’échappe pas à cette réalité. «Dans une entreprise, l’envie d’agir est capitale. C’est ce qui nous pousse à continuer à nous développer», explique Joos Sutter. Les 390 actes réalisés à ce jour dans le cadre de la campagne «Des paroles aux actes», menée en faveur du développement durable, témoignent de l’envie d’agir de Coop. S’engager pour l’être humain, les animaux et la nature est une valeur inscrite de longue date dans l’ADN de l’entreprise. «Nos collaborateurs et collaboratrices s’identifient à cette vision et sont nos porte-drapeaux», constate le chef du groupe Coop.

Joos Sutter est sûr d’une chose: «Notre philosophie attire dans nos rangs des hommes et des femmes que ces questions intéressent et motivent.» Quand on l’interroge sur les exemples les plus remarquables à ses yeux, il ne modère pas son enthousiasme. «Transférer le transport de marchandises de la route vers le rail, ce n’est pas rien.» Il se montre tout aussi passionné par les projets autour du chocolat que mène la filiale Chocolats Halba au Ghana, à Madagascar, au Honduras et en Equateur. «Le but n’est pas seulement de fabriquer des produits de haute qualité, mais aussi d’aider la population locale.» Cela montre, en outre, que les projets durables ne sont pas uniquement l’affaire de la maison-mère Coop, mais également celle des filiales. Cela étant, pour Joos Sutter, même les petites initiatives ont leur importance. «Il ne faut pas opposer les actions les unes aux autres.»

Elle s'engage et mise sur des partenariats pour trouver des solutions: Salome Hofer, responsable développement durable et politique économique.

Salome Hofer (34 ans), responsable développement durable et politique économique, est du même avis. Elle cite pour exemple l’acte 122: plusieurs personnes aux capacités réduites se partagent un poste régulier chez Coop. Un spécialiste externe les soutient dans leurs tâches. Quelque 80 personnes souffrant d’un handicap peuvent ainsi exercer une activité régulière.

«La durabilité n’est pas synonyme de renoncement. C’est une prise de conscience à développer, à améliorer.»

Salome Hofer

L’engagement de Coop en faveur du développement durable s’appuie sur trois piliers. Le premier est axé sur l’assortiment, d’une part au niveau des produits alimentaires avec le bio, le commerce équitable ou la promotion de produits de niche, d’autre part au niveau du non-alimentaire, avec des produits de nettoyage et des vêtements écologiques ou des cosmétiques fabriqués à partir de matières premières durables. Le deuxième pilier porte sur les efforts en faveur de la protection du climat et de l’environnement et mise sur la réduction du plastique, le recyclage, les éco­nomies d’énergie et le recours aux énergies renouvelables. Le troisième pilier concerne l’engagement social, avec entre autres les partenariats mis en place avec la Croix-Rouge suisse (CRS), Table couvre-toi ou Table Suisse, mais aussi la formation des apprentis ou l’organisation de la «Journée de la bonne action».

Rester crédible

«La diversité de nos actes le montre: en matière de développement durable, nous répondons à chaque défi et à chaque question. Et si nous n’avons pas la solution, nous la cherchons», confie Salome Hofer. «Agir de manière cohérente et rester crédibles est essentiel pour nous. Dans tous les secteurs, nous misons sur des partenariats forts dans le cadre desquels nous élaborons des solutions.» Avec le WWF, par exemple, Coop mène divers projets autour de la protection du climat et travaille à améliorer l’approvisionnement en matières premières critiques, telles que l’huile de palme, le soja ou le poisson. En coopération avec la CRS, le distributeur s’engage à aider des personnes dans le besoin en Suisse, dynamise le développement de l’agriculture biologique avec l’Institut de recherche de l’agriculture biologique (FiBL) et coopère avec Bio Suisse pour promouvoir l’agriculture biologique et ses producteurs.

L’engagement naît des besoins que Coop peut avoir en tant qu’entreprise, notamment en matière de consommation d’énergie ou d’approvisionnement en produits, mais aussi d’une volonté de répondre aux préoccupations des clients, par exemple en proposant des légumes non emballés à la vente autant que faire se peut.

Des besoins divergents peuvent parfois générer des conflits d’intérêt. La tendance aux produits de convenience n’est pas si facile à concilier avec les objectifs de durabilité, concernant par exemple la quantité des matériaux d’emballage utilisés. «Les conflits d’intérêt sont certes des défis, mais ils offrent également des opportunités. La durabilité n’est pas nécessairement synonyme de renoncement. C’est une prise de conscience à développer et une amélioration continue à atteindre», précise Salome Hofer.

Aujourd’hui comme hier, Coop fait figure de précurseur dans divers domaines, grâce à l’envie d’agir portée par nombre de ses collaborateurs et collaboratrices. En 1993, l’entreprise lance Naturaplan, la première marque bio du commerce de détail suisse. Avec Naturaline, elle propose la plus grande gamme de vêtements en coton bio au monde. Enfin, le distributeur va plus loin que le reste de la branche avec sa vision sur l’huile de palme, consistant à utiliser de l’huile de palme bio pour tous ses produits de marque propre et à remplacer l’huile de palme par d’autres huiles et graisses lorsque c’est possible.

Il a été acheteur chez Coop et il en est maintenant l'un des fournisseurs: Yves Heer, qui dirige «aola food» et «Creative Beverage Company».

Afin de pouvoir offrir à ses clients une large gamme de produits, Coop est toujours à la recherche de fournisseurs de produits de qualité et innovants. Yves Heer est l’un deux. De 2008 à 2012, cet homme âgé de 37 ans a travaillé chez Coop comme acheteur Jus Junior. C’est plus ou moins par hasard qu’il s’est retrouvé dans le secteur des boissons. «J’avais déjà travaillé comme barman auparavant mais je ne m’intéressais pas particulièrement aux jus.» L’univers dynamique des boissons a néanmoins rapidement fasciné Yves Heer, qui s’est pris au jeu. Il a ensuite quitté Coop pour passer du côté des fournisseurs, rejoignant une entreprise qui commercialise des jus de fruits tropicaux qu’elle importe en Suisse et qui développe elle-même de nouveaux produits.

«Innover, tester ce qui peut fonctionner et voir comment les consommateurs réagissent est tout simplement passionnant.»

Yves Heer

Lorsque le propriétaire a pris sa retraite, Yves Heer a franchi le pas de l’indépendance et repris l’entreprise, la rebaptisant «aola food». En plus de ses nombreux clients du secteur de la restauration, il livre aussi son ancien employeur Coop. Yves Heer dirige aujourd’hui, une deuxième entreprise avec son partenaire commercial Can Kalayci (38 ans). «Creative Beverage Company» couvre le processus de bout en bout, du développement de nouvelles créations – y compris sur demande des clients – à la mise en bouteilles, en passant par le design. «Innover, tester ce qui peut fonctionner et voir comment les consommateurs réagissent est tout simplement passionnant», déclare notre interlocuteur avec un enthousiasme évident.

Il manifeste également un engagement tangible pour les questions liées au développement durable. «L’entreprise, certifiée biologique, est en mesure d’accéder à un large assortiment de produits certifiés bio et équitables.» Yves Heer et Can Kalayci misent en outre sur des solutions écologiques: ils travaillent à la constitution d’un réseau à l’échelle de la Suisse et de l’Europe. Celui-ci permettra de produire de petites quantités de manière décentralisée et durable, puis de les distribuer au niveau local. «Nous voulons nous approvisionner en matières premières auprès de producteurs régionaux et les transformer sur des sites situés à proximité. Grâce à des distances de transport plus courtes, nous entendons économiser de l’énergie et du carburant. Notre credo: nous devons tous boire mais de préférence une boisson qui a du goût et qui est aussi durable que possible», explique-t-il.

Encourager l’action et faire plus que le minimum fait aussi partie des préoccupations majeures de Coop. «Avec notre nouvelle campagne pour le développement durable «La volonté d’agir», nous entendons, en tant qu’entreprise, continuer à assumer et à promouvoir notre responsabilité envers l’environnement et dans le domaine social», annonce Joos Sutter. Pour lui, le potentiel réside, entre autres, dans l’augmentation de la proportion de produits bio et dans l’utilisation de nouveaux carburants pour le transport des marchandises, en complément du trafic ferroviaire. «Nous avons aussi à cœur d’impliquer nos clients, ce qui s’inscrit bien dans la philo­sophie de Coop, en tant que coopérative. Nous voulons leur transmettre notre envie d’agir et les encourager à devenir acteurs. Nous pouvons les y aider avec des solutions durables ainsi qu’une large offre de produits durables. Mais en définitive, chacun doit décider pour lui-même lequel de ces produits il achète, et à quel niveau il peut et veut faire levier. Il existe une multitude de choses pouvant être intégrées dans le quotidien.» Et d’ajouter pour son autocritique: «Je pourrais moi-même m’améliorer encore en matière de mobilité.»

La volonté d'agir: l'essentiel en bref

Depuis plus de 30 ans, Coop est le pionnier d'une approche globale de la durabilité et résume son engagement sous la devise «Des paroles aux actes». Avec quelque 390 actes concrets, Coop témoigne de manière conséquente sa volonté d’agir en faveur des hommes, des animaux et de la nature. La nouvelle campagne place les actes et les faits au cœur de la communication et offre un aperçu global des mesures prises en faveur de la durabilité. Cette nouvelle campagne doit également encourager chacun à s’engager pour une société plus durable. Avec «La volonté d’agir», Coop démontre une fois de plus sa capacité à intensifier ses efforts en faveur du développement durable.
www.des-paroles-aux-actes.ch