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Etre en forme et le rester

Que signifie «être en bonne santé»? Une notion personnelle et qui évolue avec le temps. Quelques conseils simples et accessibles d’un professionnel pour vous aider à mener une vie saine au quotidien.

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Corina Vögele
23 août 2021
Une alimentation saine  et équilibrée contribue  à notre bien-être.

Une alimentation saine et équilibrée contribue à notre bien-être.

«Etre en bonne santé», qu’est-ce que ça signifie? L’absence de maladie. Selon cette définition, nous sommes considérés soit malades, soit en bonne santé. Pourtant, ce n’est pas si simple. Car où exactement se situe la limite entre la maladie et la santé? Une question certes théorique et philo­sophique, mais pas seulement… La définition de la santé a une influence pratique sur notre façon de guérir, mais aussi sur les coûts de cette guérison et, surtout, sur notre ressenti.

Piet van Spijk

Spécialiste en médecine interne générale

Une définition à l’étude

Le médecin et philosophe lucernois Piet van Spijk (65 ans) se penche sur cette question depuis l’époque où il exerçait comme médecin-assistant. «En ce temps-là, je travaillais dans une clinique psychiatrique. Une patiente est venue consulter pour dépression.» Ce cas a amené le professionnel à réfléchir, et ce encore longtemps après, jusqu’à quel point un individu devait aller mieux avant d’être considéré comme guéri. Intrigué par la signification d’«être en bonne santé» au sens médical, Piet van Spijk s’est alors rendu à la bibliothèque de l’université, en quête d’une définition de la notion de santé. Résultat? «Il n’y avait pas un seul ouvrage traitant de ce sujet.»

Ceci remonte aux années 1980. Apparemment, la signification de la santé était alors très claire. En 1946, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) la définissait ainsi: «La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.» Une définition qui semblait alors visionnaire. Cependant, Piet van Spijk la trouve trop extrême. «Imaginez qu’on soit considéré en bonne santé seulement si l’on se sent bien sur le plan social: pas de problèmes financiers, personne qui vous agace, aucun conflit ou autres. Qui vit vraiment comme ça?» Vu sous cet angle, peu d’entre nous seraient considérés en bonne santé.

La prévention est primordiale pour garder une bonne santé.

Nouvelle approche

La nécessité d’une meilleure approche de la notion de santé plane depuis un certain temps. «Mais laquelle? Pas si facile à trouver», précise notre interlocuteur. L’OMS travaille depuis longtemps sur une formulation révisée. Dans une prise de position traduite récemment «vivre en bonne santé s’entend comme un processus durant lequel une personne développe et entretient des capacités lui permettant de vivre une vie qu’elle considère comme digne». Cette définition rejoint plutôt celle de Piet van Spijk: la santé peut être appréhendée comme un processus.

Bien manger et bouger

Comment démarrer ce processus? Selon le médecin, «les chemins qui mènent à la santé semblent presque tous simples et anodins. Le plus complexe n’est pas tellement de les comprendre, mais de les suivre au quotidien.» Très juste! L’alimentation, par exemple, peut énormément contribuer à bien vivre, même si bien vivre ne rime pas avec grosses parts de tartes et snacks riches en calories. La modération fait du bien. Piet van Spijk recommande donc de se nourrir sainement et de façon équilibrée.

La santé passe aussi par davantage d’exercice physique et, si possible, en plein air. Un bon coach dans un centre de fitness peut aider à se motiver, à l’instar de la pratique de sports collectifs. Faire de longues balades est également une bonne manière de commencer.

Des études ont prouvé que l’activité physique favorise notre résistance à tous les niveaux. Toutefois, il est primordial de s’écouter pour éviter le surmenage, même dans la pratique d’un sport, et pour pouvoir identifier à temps les raisons d’une douleur ou d’autres troubles.

Sport collectif, fitness ou longues promenades: pratiquer une activité physique stimule notre résistance à tous les niveaux.

Sommeil et contacts sociaux

Piet van Spijk énonce d’autres recommandations, tout aussi simples à appliquer. «Celles-ci ont été inscrites au XIIIe siècle dans le Regimen Sanitatis Salernitanum.» Un texte latin en vers qui énonce des règles de vie et de santé. Jadis déjà, on savait par exemple qu’il est important de dormir suffisamment pour bien récupérer. Et pour cela, mieux vaut se fixer des plages de sommeil régulières.

Entretenir des contacts sociaux est également déterminant. Ces rencontres en société peuvent à leur tour être l’occasion de boire un verre, mais toujours avec modération bien entendu.

En résumé, la modération nous fait du bien. Et faire de ces quelques règles une routine, en l’établissant sous la forme d’un cheminement, peut nous aider à appliquer au quotidien ce conseil: tout ne doit pas forcément fonctionner immédiatement.

Une notion en permanente évolution

Aujourd’hui, nous pouvons nous reposer sur des études, or cela n’a pas toujours été le cas. «Ce que nous entendons par santé est soumis à un changement permanent», déclare l’historienne bernoise et chercheuse en santé Brigitte Ruckstuhl (68 ans), auteure de nombreuses publications sur le thème de la santé, de la promotion de la santé et de la santé publique. «Dans notre culture, par exemple, la santé est étroitement liée aux performances et à la capacité de travailler.» Et les attentes y sont également associées: «De l’adoption de certains comportements en passant par l’optimisation voire l’obligation de maintenir sa santé.»

Selon l’historienne, nos perceptions actuelles de la santé trouvent leur origine au XVIIIe siècle: «L’éducation a repoussé les convictions religieuses, pour laisser place à la raison humaine. La santé également devait désormais obéir aux règles de la raison. Jusqu’alors considérée comme un don de Dieu, elle s’est muée en un facteur influençable, explique-t-elle. C’est à cette époque aussi qu’est née l’idée que l’Etat devait contribuer à soutenir la santé de ses citoyennes et citoyens.»

En outre, Brigitte Ruckstuhl souligne qu’il existe une corrélation forte entre les ressources financières et l’état de santé d’une personne. «Il n’y a pas de solution miracle pour éradiquer les inégalités sanitaires. Mais nous devons sérieusement nous y atteler.»

Une vie qui a du sens

Avec la pandémie, le sujet revient au cœur de l’actualité. Il ne s’agit pas seulement de compenser les inégalités, mais aussi de renforcer la santé. Cependant, nous ne voulons pas rester en bonne santé pour le bien de la santé, mais pour mener une vie aussi épanouissante que possible. Piet van Spijk est convaincu que la santé est bien plus qu’un bon hémogramme (bilan sanguin): «Nous devrions pouvoir vivre une vie que nous considérons comme digne. Ce qui ne signifie pas forcément que la santé doit être parfaite, explique-t-il. Tout dépend de ce qu’on en fait. Ressentir que sa vie a du sens, c’est déjà être sur la bonne voie de la santé.»

 


En bref

  • Nos perceptions actuelles de la santé trouvent leur origine au XVIIIe siècle.
  • L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a défini la notion de santé en 1946. Depuis, une nouvelle formulation est à l’étude.
  • Le «Regimen Sanitatis Salernitanum», un texte latin en vers datant du XIIIe siècle, édicte des règles de vie et de santé. Très prisées à l’époque, ces recommandations sont très proches des conseils prodigués de nos jours.
  • Des études ont prouvé que davantage d’activité physique favorisait la résistance à tous les niveaux.

Un panel d’experts

Notre nouvelle rubrique se concentre sur la santé et rassemble tous les conseils de Coop Vitality, d’Update Fitness, du service spécialisé Diététique Coop et du Groupe Hirslanden.

Coop Vitality

Dans 89 pharmacies à travers toute la Suisse, Coop Vitality propose un vaste assortiment de produits pharmaceutiques. Mais ce n’est pas tout. Le conseil va de pair avec l’activité de l’enseigne. «En matière de santé et de prévention, nous nous concentrons sur le renforcement de la vitalité de nos clients», explique Virginie Pache Jeschka (41 ans), directrice de Coop Vitality SA. Ainsi, les pharmacies Vitality proposent divers contrôles préventifs tels que le DiabetoTest. Par ailleurs, elles offrent à la clientèle une large palette de médicaments, de produits cosmétiques naturels et dermatologiques, de produits d’hygiène et de soin, ainsi qu’un grand choix de remèdes naturels.

Update Fitness

Plus de 49000 férus de sport se dépensent dans les salles d’Update Fitness: autant d’abonnés qui font confiance au principal centre de fitness de Suisse alémanique. Sur près de 60 sites, l’entreprise œuvre pour plus d’activité physique au quotidien. Afin de permettre à chacun d’intégrer facilement les heures d’entraînement dans son quotidien, les salles d’Update Fitness sont ouvertes 7 jours sur 7, 111 heures par semaine. L’entreprise propose une offre très variée, des espaces d’entraînement spacieux et des programmes de cours collectifs. «Depuis plus de 20 ans, notre objectif est d’être le leader en termes de prix et de prestations», précise le directeur, Michael Ammann (52 ans). Les studios lumineux, agencés dans un style industriel urbain se distinguent par des équipements à la pointe et un personnel toujours de bon conseil.

Service spécialisé Coop

Nous sommes ce que nous mangeons. Ceci dit, ce n’est pas toujours si simple de bien manger. Concrètement, qu’est-ce qu’une alimentation saine? Internet regorge de conseils nutritionnels et pourtant, tous ne sont pas fiables. D’où l’existence du service spécialisé Diététique Coop. Susanne Stalder (34 ans) et Isabel Drössler (31 ans) s’engagent à fournir non seulement une offre équilibrée et savoureuse mais également des connaissances nutritionnelles scientifiquement prouvées. Les deux expertes souhaitent aider les clients à adopter une alimentation adaptée, saine, variée et savoureuse.

Groupe Hirslanden

Chez Hirslanden, l’accent est mis sur l'individu, toujours dans le but d'améliorer la qualité de vie. Avec ses 17 cliniques réparties dans dix cantons, ses quatre centres de chirurgie ambulatoire ainsi que ses 17 instituts de radiologie et ses cinq instituts de radiothérapie, le groupe Hirslanden forme le plus grand réseau médical de Suisse. Qu’il s’agisse de consultation et de prévention, de diagnostic, de thérapie ou de suivi: près de 2500 spécialistes hautement qualifiés et disposant d'une longue expérience sont à votre disposition pour toutes les questions de santé, et ce dans toutes les situations.

Grâce à la Hirslanden Healthline, vous disposez également d’un point de contact central pour les consultations médicales et l'orientation vers des traitements, 24 heures sur 24. En outre, la nouvelle application Hirslanden vous permet d'accéder en ligne à des services médicaux de qualité. Peu importe où vous vous trouvez.

 


Le top des conseils pour votre bien-être

Dès cette semaine, vous pouvez bénéficier de l’expérience et des connaissances approfondies de ces quatre entreprises dans votre journal «Coopération». Notre nouvelle rubrique «Santé» vous apportera les meilleurs conseils concernant la nutrition, l'exercice physique, la prévention ainsi que des informations utiles sur le traitement des blessures mineures ou même sur la grossesse. Pour que vous restiez mobile et en bonne santé! Dans cette édition, vous pourrez apprendre, par exemple, ce qui est bon pour votre cœur et, surtout, comment le maintenir en forme (lire ici).