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L'importance du dépistage précoce

Aujourd’hui, si les tumeurs du sein sont découvertes à temps et traitées correctement, les chances de guérison sont bonnes. En particulier lorsque des spécialistes de différentes disciplines travaillent ensemble.

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corina Vögele
04 octobre 2021
Depuis quelques années, on observe une baisse du nombre de femmes succombant au cancer du sein.

Depuis quelques années, on observe une baisse du nombre de femmes succombant au cancer du sein.

Attendre en buvant un thé n’est pas recommandé en cas de cancer du sein. Bien au contraire: si une grosseur se développe dans le sein, la personne concernée doit réagir rapidement. «Lorsqu’une tumeur maligne est découverte et traitée avant la formation de métastases, la probabilité de pouvoir la retirer complètement est élevée», explique Patrizia Sager (51 ans), spécialiste du sein et responsable du Centre du sein de Berne-Bienne.

«Le traitement du cancer du sein a fait de grands progrès»

Patrizia Sager, médecin spécialiste en gynécologie et obstétrique

Facteurs environnementaux

En principe, une femme peut avoir un cancer du sein à n’importe quel âge. Près d’une femme sur huit en sera atteinte avant son 80e anniversaire. En Suisse, cela représente environ 6200 femmes par an, soit le type de cancer le plus fréquent chez la femme.

La bonne nouvelle, c’est que de nombreuses femmes pratiquent aujourd’hui l’autopalpation de leurs seins et se soumettent à des examens préventifs réguliers, dès l’âge de 50 ans, par échographie mammaire et mammographie. Cela permet ainsi de détecter de nombreuses tumeurs à un stade précoce.

Divers facteurs environnementaux ont une influence sur le développement des cellules cancéreuses, et notamment les toxines: «L’un des facteurs de risque les plus importants est le tabagisme», souligne Patrizia Sager. Mais les rayons UV ou les rayons X, un manque d’exercice, une consommation élevée de sucre, l’obésité ou une inflammation chronique peuvent aussi favoriser le cancer. Ces facteurs entraînent soit des mutations directes au niveau du patrimoine génétique, soit l’activation de gènes cancéreux existants ou la désactivation de gènes protecteurs. Le risque de cancer du sein augmente également avec l’âge car les mécanismes de régénération de l’organisme agissent de moins en moins efficacement.

Mutations génétiques héréditaires

En revanche, quelque 8% des tumeurs du sein peuvent être attribuées à des mutations génétiques héréditaires. «Toutefois, ce chiffre peu élevé est aussi dû au fait que l’on ne connaît pas encore tous les gènes concernés», précise la spécialiste. En cas d’antécédents familiaux, il convient dans tous les cas de déterminer le risque à un stade précoce et, si nécessaire, de faire examiner ses seins de façon approfondie selon un plan de dépistage individuel. Si, à l’instar de l’actrice amé­ricaine Angelina Jolie (46 ans), une femme est porteuse des gènes mutés BRCA1 ou BRCA2 susceptibles de déclencher un cancer du sein et des ovaires à un jeune âge, une ablation préventive du tissu mammaire et des ovaires peut être conseillée.

Outre le dépistage, il est crucial de s’appuyer sur les connaissances les plus récentes pour traiter le cancer du sein. Le mieux est de se rendre dans un centre spécialisé dans le traitement du cancer du sein, où cancérologues, spécialistes du sein, radiologues, pathologistes et chirurgiens travaillent ensemble afin de déterminer la stratégie thérapeutique la plus adaptée à chaque patient. «Un médecin seul ne dispose pas de connaissances suffisantes», estime la Dre Sager.

De grands progrès

«Au cours des dix à quinze dernières années, la prise en charge du cancer du sein a fait de grands progrès.» De nombreux points sont désormais clarifiés avant toute intervention. On analyse notamment la génétique du patient et de la tumeur.

Il arrive que des médecins effectuent des tests avant l’opération pour voir comment le cancer réagit à la radiothérapie, la chimiothérapie, l’hormonothérapie ou aux anticorps. «Cela permet d’obtenir des indices supplémentaires quant au type de tumeur auquel nous avons affaire. Plus on en sait sur la tumeur, plus on pourra la combattre spécifiquement.»


Les hommes également!

Le cancer du sein peut aussi toucher les hommes. Le risque est toutefois mille fois plus faible que chez les femmes.


Octobre Rose

Comment pratiquer l’autopalpation des seins? Et quelles sont les options de traitement du cancer du sein? Durant le mois d’octobre, mois de sensibilisation au cancer du sein, Hirslanden se pare de rose et rappelle l’importance de la prévention, du dépistage et du traitement du cancer du sein. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le lien ci-dessous. Ce site propose aussi des informations concernant les événements ainsi que des articles de blog passionnants.

www.hirslanden.ch/fr/corporate/campagne/cancer-du-sein.html