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Edito

La beauté du geste désintéressé

20 mai 2019

J’ai grandi à Préverenges, entre Lausanne et Morges. Au bord du lac. Préverenges et sa plage de sable, la fierté du village. Une des plus longues de Suisse, un ponton emblématique, une buvette mythique. Toute ma jeunesse. Cette plage, une fois par année, l’espace d’une journée, on allait la nettoyer avec l’école. Je garde un bon souvenir de cette tâche à priori ingrate. On avait le sentiment de se rendre utile et de faire quelque chose de bien, qui nous faisait du bien. Cette plage, samedi, Cloé Brachotte, du WWF, ira la nettoyer à son tour avec d’autres volontaires, dans le cadre de la journée de la bonne action, organisée par Coop notamment. Le volontariat, le bénévolat jouent également un rôle fondamental, bien que peu valorisé dans notre société davantage portée vers l’individualisme triomphant.
A quand remonte votre dernière bonne action, votre dernière B . A.? La mienne est modeste mais récente: arroser les fleurs et plantes des voisins durant leurs vacances. Modeste, mais l’essentiel est ailleurs. Agir de manière désintéressée, pour ses voisins, des proches ou au sein d’une association procure une sensation de bien-être moral à celui qui donne de son temps pour les autres, un sentiment d’accomplissement. N’oublions pas que seuls, nous ne sommes pas grand-chose. Je n’ai jamais été scout et j’ignorais complètement que la bonne action constitue l’une des bases de leur mouvement. Chaque scout est censé en faire une par jour. Je vois certains sourire. Moi je dis, chapeau!