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Edito

Vers la fin des métiers d'hommes

04 mars 2019

Jeudi dernier, l’Académie française adoptait un rapport sur la féminisation des noms de métiers, mettant ainsi fin à une rigidité qui devenait ridicule. Les très sourcilleux «gardiens» de la langue française (parmi lesquels seulement 4 femmes pour 31 hommes) ont ainsi accepté des termes comme professeure, ingénieure ou sapeuse-pompière. Il était temps. Pour l’anecdote, boulangère ou fermière n’ont jamais posé problème. Et si les défenseurs du «vrai» français se moquent volontiers de l’accent québécois, dans la Belle Province, cela fait tout de même 40 ans que l’on peut être une cheffe ou une auteure... En Suisse aussi, heureusement, on est plus souple. A quelques jours de la Journée internationale pour les droits des femmes (ce vendredi), cette nouvelle ne pouvait tomber mieux. En tout cas pour les dictionnaires. Dans la vraie vie, la réalité est plus complexe. Si la féminisation des noms est assez naturelle en Suisse, il n’en reste pas moins que les pompières, conductrices poids lourds ou même professeures restent des exceptions. Heureusement, là aussi, les mentalités évoluent. Mais les obstacles demeurent nombreux (image figée du rôle de la femme, inégalités salariales). Et si nous sommes plutôt progressistes question usage du français, on ne peut pas en dire autant pour les droits des femmes: droit de vote accordé au niveau fédéral en 1971, congé maternité en 2005! Ayons donc le courage de l’égalité, comme le dit la directrice du Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes. Oui, c’est une femme.