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EDITO

A notre bon cœur, cet as de vie

17 mai 2020

Il est partout mais on ne le voit jamais, le vrai. On le nomme dans une multitude d’expressions quotidiennes, dans les mots doux, on le dessine pour symboliser le plus beau des sentiments. On s’efforce même d’en former un avec nos deux mains pour s’adresser à ceux qu’on aime, sans parler des emojis qui le déclinent sous toutes les coutures. Dans l’extraordinaire complexité du corps humain, le cœur est l’organe le plus important. L’organe roi. Sans lui, pas de vie. Quand il va bien, on l’oublie volontiers et c’est tant mieux. Son travail de titan, bien que vital, il aime le faire en coulisses, à l’abri des regards. Un travail phénoménal, qui commence avant même notre naissance pour nous accompagner à chaque instant de notre vie. Il n’est pourtant pas bien lourd, tout au plus 300 g, mais peut battre près de 3 milliards de fois au cours de son existence, la nôtre.

Dans son livre «Et au centre bat le cœur», René Prêtre, chirurgien cardiaque et Suisse de l’année 2009, écrit: «Le cœur, c’est là où on voit la vie passer.» Il explique aussi de manière saisissante que la vue, au sens propre (!), d’un cœur de nouveau-né, «irradie d’un magnétisme touchant au fantastique».

C’est ce cœur, notre cœur, que nous décortiquons dans ce numéro. Pour apprendre à mieux le connaître, mieux l’écouter et donc le préserver (lire le Zoom). Bonne semaine. Portez-vous bien.