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Recherches fréquentes

Un crémeux anniversaire

Pour ses 150 ans, la marque de tradition Hirz vous fait revivre l’odyssée du Frutti Quark, un classique entré dans la légende. 

03 juin 2019

Le conteur argovien Jürg Steigmeier vous dit tout sur l'histoire de Hirz.

Pour célébrer son siècle et demi, l’entreprise suisse de produits laitiers Hirz vous a réservé une surprise très spéciale. Pour les petits comme pour les grands amateurs de la marque, le conteur Jürg Steigmeier raconte l’histoire de la société, fondée en 1869, dans un dialecte alémanique fleuri sous le titre «Wie de Coni Hirz zum Joghurt choo isch». Ce faisant, il révèle comment le yogourt préféré de Suisse est né en des temps immémoriaux sur les hauteurs du Hirzel. Pour écouter l’œuvre originale, en suisse allemand, de ce narrateur professionnel, rendez-vous sur le site de Hirz et pour la lire, poursuivez ici votre lecture! L'Argovien ne se contente pas de parler de yogourts! Lui aussi apprécie d’en déguster un de temps à autre. Jürg Steigmeier a d’ailleurs son préféré: «Si je ne devais en choisir qu’un, ce serait le Hirz Baies des bois.» 

 

Contes en dialecte: le festival Klapperlapapp

Du 18 mai au 6 octobre 2019, le festival suisse de contes et histoires Klapperlapapp sillonne 12 régions de Suisse alémanique. Dans une ambiance unique, les conteuses et conteurs, dont Jürg Steigmeier, le narrateur de la saga Hirz, y livrent (en dialecte uniquement) leurs plus belles histoires. Du 3 au 24 juin 2019, sur son site Internet, Hirz met en jeu 40 billets famille pour le festival Klapper­lapapp (1 billet est valable pour 5 personnes). 

 


«Comment Coni Hirz a créé son yogourt»

On raconte toutes sortes d’histoires sur le Hirzel, mont surplombant le lac de Zurich. Celle de la «Chrungeli­frau», par exemple, cette femme qui épiait les jeunes fileuses par la fenêtre pour s’assurer de leur travail assidu et qui punissait les plus rêveuses en emmêlant leur fil sur leur bobine et en y faisant des nœuds, mais récompensait les plus appliquées.

Ou celle de l’origine des collines du Gupf qui jalonnent comme par magie le paysage de cette région. Elles sont nées à une époque où de plus en plus de paysans s’installaient sur les hauteurs du Hirzel et où les terres arables ne suffisaient plus pour tous. Ils ont alors décidé de demander de l’aide aux géants des collines en traversant les champs avec de grosses cloches pour les réveiller afin qu’ils poussent le sol depuis les entrailles de la terre avec leur gros ventre. Ces collines étaient en fait occupées par des nains, «le peuple souterrain», mais cela était plutôt un avantage pour les paysans qui se rendirent vite compte que les collines étaient, certes, beaucoup trop escarpées pour y travailler et qu’elles ne pouvaient pas être utilisées comme terres arables, mais que l’herbe qui y poussait devenait particulièrement bonne et verdoyante, grâce aux nains qui travaillaient dans ces collines. Résultat: l’herbe était tellement verte que les paysans pouvaient traire leurs vaches trois fois par jour.  

Les paysans de la région conservaient le lait dans de petits lacs de lait, de taille à peu près similaire au «Hüttemerseelein», le seul petit lac du Gupf encore visible aujourd’hui. Tous les jours, ils devaient utiliser une petite embarcation sur ce petit lac de lait pour prélever la crème dont ils se servaient ensuite pour en faire du beurre très fin. On disait même que le roi de Paris en étalait sur son pain. Mais avec le temps, tout ce lait devint une malédiction. Que pouvait-on en faire? Savourer la crème et faire du beurre? Oui, mais c’était tout. Bien sûr, on faisait du fromage aigre et du ziger à partir du lait chaud et fermenté, mais ces produits ne se conservaient pas longtemps. A l’époque, les paysans ne connaissaient pas le «fromage doux» que nous fabriquons aujourd’hui. En fait, ils savaient que cela existait mais ils ne savaient pas comment le fabriquer.

Parmi les nains, il y en avait un qui était particulièrement proche d’un paysan du nom de Hirz Coni.    Il venait toujours à la ferme du paysan pour travailler, l’aider à traire, à nettoyer l’étable et à garder les vaches. En guise de rétribution, le paysan donnait toujours du lait au petit homme. En retour, le nain offrait de temps en temps de délicieux fromages au paysan. Ils étaient sucrés et doux comme le beurre et plus jaunes qu’un jaune d’œuf. Le paysan aurait bien voulu savoir comment fabriquer un tel fromage. Mais pour rien au monde le petit homme n’aurait dévoilé son secret.

«Ne t’en fais pas, je finirai bien par percer ton secret», pensait Hirz Coni. Un jour, lorsque le nain se présenta à la ferme, le paysan lui dit à tout hasard: «Ça y est, j’ai découvert comment fabriquer ton délicieux fromage.» «Si tu as réussi à reproduire mon fromage, c’est que tu avais de la caillette, s’exclama le nain stupéfait. Maintenant, le paysan connaissait son secret. Il ajouta alors un peu de caillette de chèvre dans le lait pour cailler le lait sans qu’il ne devienne acide. Dès cet instant, le paysan fut capable de fabriquer le meilleur fromage à des lieues à la ronde. Mais lorsque le nain comprit que le paysan l’avait fourvoyé, il le regarda dans les yeux et lui dit: «Hirz Coni, tu es un homme intelligent et tu raisonnes bien. C’est la raison pour laquelle je souhaite t’offrir quelque chose», lui dit-il en lui tenant un pot rempli de lait caillé. «Manges-en autant que tu veux si tu ne veux plus jamais avoir de maux de ventre. Mais ne mange pas tout d’un coup. Si tu suis mes conseils, et que tu remplis toujours sagement ce pot de lait chaud, cela te sera bénéfique toute ta vie.» Le petit homme souleva son chapeau en disant: «Adieu, Coni Hirz» et disparu dans les collines. A compter de ce jour, Coni Hirz et ses descendants fabriquèrent le meilleur yogourt de tous les temps.