Un compagnon à la retraite | Coopération
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Un compagnon à la retraite

Je suis à la retraite et je viens de perdre mon chat. J’hésite à reprendre un animal. Est-ce bien raisonnable à mon âge?

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David Marchon | illustration Frédéric Michaud 
04 janvier 2021

Line Gentsch-Baumberger

Médecin vétérinaire à Neuchâtel

Nos animaux de compagnie, grands ou petits, sont nos fidèles camarades au quotidien. Il est tout à fait compréhensible que cette présence vous manque. En plus du côté rassurant d’avoir un être vivant à ses côtés, devoir en prendre soin donne un but et permet de structurer ses journées. Les balades avec son chien aident à garder une activité physique et le caresser a un effet positif sur la tension artérielle.

Sans compter que l’animal permet souvent de limiter l’isolement social. De nombreux homes ont remarqué les bienfaits liés à la présence des animaux et proposent régulièrement des séances de zoothérapie à leurs résidents. Bref, la présence d’un animal à la maison a de nombreuses vertus dont il serait dommage de se priver.

Cependant, il est effectivement utile de clarifier certains points pour s’assurer du devenir de son compagnon. Que deviendra-t-il si vous deviez quitter votre domicile ou si vous ne pouviez plus vous en occuper? Tout d’abord, une discussion peut avoir lieu avec la famille. Un de ses membres serait-il disposé à accueillir l’animal en cas de besoin? Ou à venir s’en occuper à domicile dans le cas d’une hospitalisation temporaire? Parfois, un chat élit spontanément domicile chez des proches voisins après le départ de son maître. Certains EMS, même s’ils restent rares, acceptent les animaux de leurs résidents. Pourquoi ne pas en parler en amont si le cas de figure pouvait se présenter?

Choix de l’animal et alternatives

Une fois ce point éclairci, il faudra songer au type d’animal qui sera le plus apte à s’adapter à votre quotidien. Vous serez peut-être amené à changer d’espèce: un lapin ou un chat nécessite en effet moins de sorties et un budget plus réduit que celui réservé à Médor. Du côté des chiens, tournez-vous plutôt vers un petit gabarit au tempérament calme qui sera moins enclin à vous bousculer en balade. Un chiot ou un chaton sera plus exubérant et demandera beaucoup de temps pour parfaire son éducation. Songer à un individu un peu plus âgé et déjà éduqué sera probablement plus simple.

Les petites annonces et les SPA regorgent d’animaux ayant déjà un certain âge. Certains refuges se sont même spécialisés dans l’accueil des seniors à quatre pattes. Quel beau geste que d’offrir un foyer à un animal pour qu’il puisse y passer paisiblement ses dernières années! Et si après avoir longuement réfléchi, il n’est malheureusement pas envisageable d’adopter à nouveau, d’autres alternatives existent pour rester en contact: aller promener le chien d’un voisin, faire du bénévolat dans un refuge animalier, accueillir temporairement des animaux en famille d’accueil ou participer à des séances de zoothérapie. 

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