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Famille

Des médailles en chocolat

Par Isabel Pérez, conseillère pédagogique

25 février 2013

Je voulais y échapper et vous épargner le refrain relatif à la rentrée scolaire, mais je suis tombée dans le piège. Alors que je lisais le dernier roman d'Olivier Adam, Les lisières, j'ai fait comme bien des élèves. J'ai soudainement pensé à autre chose; à ce que l'on exige des enfants durant leur scolarité. Lisez plutôt: «On est ce qu'on peut. On a le devoir de l'être de son mieux, mais enfin, on est ce qu'on peut.»

N'est-ce pas d'être plus que ce que nous sommes que l'on nous demande, que l'on veut? Au besoin, n'en vient-on pas parfois à user ou abuser de substance pour nous arranger… un peu? Tel Lance Armstrong et les médailles qu'il a dû rendre parce que d'aucuns et lui-même se sont mis en tête qu'il serait plus que ce qu'il pouvait être. Si je ne le connais pas personnellement, je me dis qu'il aurait ­peut-être été bredouille, Lance, et de nombreuses fois, sans ses cachets. Néanmoins, qui aurait pu lui retirer cette authentique part de lui-même? Et jusqu'où l'aurait-elle mené, pour de vrai?