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Des paroles aux actes

Le bio profite à la diversité

Labels Cannelle, muscade & Cie: chez Coop, l'assortiment d'épices compte de plus en plus de produits bio et équitables. Et la tendance n'est pas près de s'inverser.

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16 mai 2016

Ce paysan est en train de récolter le curcuma bio. Dans quelques semaines, ce sera au tour du poivre.


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Sunray en a décidé autrement. «Notre choix s'explique par le fait que nous voulions mettre l'accent sur des produits durables mais aussi parce que les produits issus de plantations biologiques sont de meilleure qualité.»
En Inde et au Sri Lanka, les producteurs concernés par les cultures bio sont généralement de petits paysans regroupés en coopératives. Ils jouissent de contrats de longue durée et de prix minimums garantis. De plus, de l'argent vient alimenter des fonds destinés à financer des projets sociaux.

On grimpe sur les arbres

Grâce aux Spice Gardens, ces petits paysans perçoivent un revenu toute l'année, les épices n'étant pas toutes récoltées en même temps. Avec un risque cependant que leurs concurrents ne connaissent pas avec les monocultures: les parasites dont on n'arrive pas à se défaire à l'aide de produits biologiques. Ce qui peut entraîner des pertes de récoltes. La culture des épices est particulièrement astreignante. D'autant plus que les machines ne peuvent pas être utilisées. «Voir les cueilleurs grimper sur les arbres pour récolter les fruits mûrs un à un est impressionnant», relève l'acheteur de Sunray.

Double label

Les premières épices à la fois bio et équitables sont apparues dans les rayons en 2010. Actuellement, le double label est porté par un tiers des épices vendues chez Coop: poivre noir ou blanc, clous de girofle, noix de muscade, bâtons de cannelle, cannelle, etc. «Nous espérons atteindre 90% d'ici deux ou trois ans», confie le spécialiste. Et pourquoi pas 100%? «Cela s'avère difficile, en particulier pour les épices dont nous n'écoulons que 50 à 60 kilos par année.»
D'ici l'année prochaine, toutes les épices en provenance des pays en voie de développement devront porter au moins le label Fairtrade de Max Havelaar. Autant dire qu'il y a du pain sur la planche, car il n'est pas aisé de trouver des producteurs et de les certifier. «Mais ça vaut le coup, nous assure Claudio von Felten. Nous pouvons suivre chaque livraison à la trace et garantir ainsi que les épices ont bel et bien été cultivées et préparées de manière responsable tant au niveau environnemental que social. Avec la certitude que du paysan au consommateur, la valeur ajoutée est conservée», ajoute-t-il.

Conversion de l'assortiment

Acte N° 312

Des actes pour le bien-être de tous

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